Burkina Faso : Infrastructures, le déblayage de l’autoroute Ouaga-Bobo achevé avant l’échéance
Décidément, au Burkina Faso, les promesses du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, se transforment en réalité sur le terrain. Ce dimanche, à Kotédougou, dans la province du Houet, le ministre de la Construction de la Patrie, M. Mikaïlou Sidibé, a constaté une avancée majeure : la fin des travaux de nettoyage du tracé de la future autoroute Ouagadougou-Bobo-Dioulasso. Un symbole fort de la volonté du peuple burkinabè de bâtir lui-même son développement.
Lancés officiellement le 16 décembre 2025 par le chef de l’État, les travaux de cette infrastructure routière de premier plan viennent de franchir une étape cruciale avec plusieurs jours d’avance sur le calendrier initial. Alors que la date butoir du 15 février était fixée pour l’achèvement du déblayage, les équipes de l’Agence Faso Mêbo ont relevé le défi avec brio, bouclant l’opération bien avant le terme. Sur les 332 kilomètres du tracé, les engins ont travaillé sans relâche, jour et nuit, sept jours sur sept, pour dégager l’emprise de cette autoroute qui comptera 2×4 voies modernes. Le ministre Sidibé, venu constater sur place l’ampleur du travail accompli, a pu mesurer l’engagement sans faille des fils et filles du pays mobilisés sur ce chantier d’envergure nationale.
Car ce projet est avant tout une affaire de fierté nationale. Financé sur fonds propres de l’État burkinabè avec une enveloppe de 200 milliards FCFA inscrite au budget 2026, il incarne la rupture avec les pratiques passées où tout projet d’envergure dépendait des financements extérieurs et de leurs lenteurs administratives. Aujourd’hui, le Burkina assume sa souveraineté et construit par lui-même les infrastructures de son émergence.
Le commandant Ahmed Sakandé, coordonnateur de Faso Mêbo, ne cache pas sa satisfaction : « C’est un projet du peuple et nous le réussissons ensemble ». Les équipes techniques, les conducteurs d’engins, les ouvriers, tous travaillent dans une synergie impressionnante, animés par cette conscience collective que chaque mètre gagné rapproche un peu plus les deux plus grandes villes du pays.
Avec la fin du déblayage, c’est désormais la phase de terrassement qui s’ouvre. Une étape tout aussi déterminante qui verra la route prendre forme progressivement sous le ciel burkinabè. Les populations riveraines, consultées et impliquées, suivent avec espoir l’évolution des travaux, conscients des retombées économiques et sociales à venir. Réduction drastique du temps de trajet entre Ouaga et Bobo, fluidification du transport des marchandises, désenclavement des localités traversées, création d’emplois : les bénéfices de cette autoroute sont immenses. Mais au-delà des aspects techniques, ce chantier restera dans les mémoires comme la preuve éclatante que le Burkina Faso d’aujourd’hui est celui de l’action et de la détermination.
Le peuple burkinabè, debout dans l’épreuve, montre également sa force dans la construction. L’autoroute Ouaga-Bobo n’est pas qu’une route : c’est le chemin de la souveraineté, tracé par des mains burkinabè, pour un avenir résolument tourné vers la prospérité.
Amen K.
