Togo : Quand le secteur aquacole se dote d’un cadre réglementaire renforcé avec l’appui du Japon.

Le secteur aquacole togolais franchit une nouvelle étape dans son organisation. Les acteurs nationaux de l’aquaculture et de la biodiversité ont validé en fin de semaine écoulée une étude approfondie sur le cadre réglementaire en vigueur, marquant une avancée significative pour la filière.

L’initiative, soutenue par l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), a permis de dresser un bilan détaillé des textes existants régissant le secteur. Les travaux ont identifié les lacunes et les points nécessitant des ajustements pour mieux encadrer la production, la transformation et la commercialisation des produits aquacoles sur l’ensemble du territoire.

Les discussions ont également porté sur des enjeux cruciaux pour l’avenir de la filière : la sécurisation des sites de production, la traçabilité des produits, le respect des normes sanitaires et environnementales, ainsi que l’accompagnement technique des exploitants. À l’issue de ces travaux, les participants ont formulé plusieurs recommandations visant à renforcer la structuration de la filière. L’objectif est double : encourager les investissements privés et publics tout en garantissant une production locale de qualité répondant aux standards nationaux et internationaux.

Cette démarche s’inscrit pleinement dans la stratégie nationale de développement du secteur halieutique, qui vise à accroître la production, à soutenir la sécurité alimentaire et à favoriser le développement économique des communautés impliquées dans la chaîne de valeur.

Ces dernières années, la filière aquacole nationale a enregistré une croissance soutenue, portée par plusieurs initiatives et projets de développement. Le directeur de cabinet du ministère de l’Agriculture, de la Pêche et de la Souveraineté alimentaire, M. Dindiogue Konlani, a livré des chiffres éloquents : « Nous avons une production qui avoisine 3500 tonnes actuellement, alors que dans les années 2010, on était autour de 120 tonnes. Des efforts louables ont été faits avec des investissements accompagnés de notre partenaire stratégique JICA. »

Cette progression spectaculaire, multipliée par près de 30 en une décennie, témoigne de la dynamique positive du secteur. Elle met toutefois en évidence la nécessité d’un cadre réglementaire plus robuste pour encadrer ce développement rapide, sécuriser les investissements déjà réalisés et ceux à venir, et assurer une production conforme aux normes nationales et internationales.

Avec cette nouvelle étape franchie, le Togo consolide les bases d’une aquaculture durable, créatrice d’emplois et contribuant significativement à la souveraineté alimentaire du pays.

Amen K.

 

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