Burkina Faso : Mesures sociales à Boromo, le gouvernement burkinabè offre emploi et formation aux plus vulnérables.

Le samedi 13 juin 2026, dans la ville de Boromo, province des Balé (région du Bankuy), le ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, a officiellement lancé les mesures sociales du gouvernement pour l’année 2026. Une initiative qui allie assainissement du cadre de vie et insertion socioéconomique des personnes vulnérables.

Piloté par le Secrétariat technique des travaux à haute intensité de main d’œuvre (ST-TRHIMO), ce dispositif vise spécifiquement les jeunes et les femmes déscolarisés ou non scolarisés, sans emploi, y compris les personnes déplacées internes. Pendant six mois, ces recrues, appelées « brigadiers », seront employées à des tâches d’assainissement : curage des caniveaux, débroussaillage manuel le long des axes routiers et autour des services publics. Objectif immédiat : rendre les cadres de vie plus sains.

Mais ces mesures sociales ne se limitent pas à un contrat de travail temporaire. À l’issue des six mois, chaque brigadier bénéficiera d’une formation aux activités génératrices de revenus. Ils seront ensuite regroupés en coopératives de 25 membres chacune. Ces coopératives leur permettront de subvenir durablement à leurs besoins et, à leur tour, d’aider d’autres personnes en situation de précarité.

Pour le ministre Mikaïlou Sidibé, cette politique a un double objectif. « D’une part, assainir le cadre de vie ; d’autre part, promouvoir l’insertion socioéconomique des personnes vulnérables par la création d’emplois », a-t-il expliqué. Il a souligné que ces actions s’inscrivent dans la dynamique de la Révolution pour la Patrie (RPP), sous la vision du « camarade président du Faso ». « Nous voulons que toutes nos actions aient un visage humain », a-t-il ajouté, invitant les populations à « mettre la main à la pâte » pour encourager le gouvernement.

Le secrétaire technique du ST-TRHIMO, le lieutenant Eric Bouda, a pour sa part qualifié ces mesures sociales d’« outil redoutable contre le chômage et la précarité ». Une bénéficiaire de Boromo, Rokya Sanogo, a confirmé l’impact attendu : « Ces mesures vont nous permettre de vivre dans un cadre décent et d’avoir des revenus pour subvenir à nos besoins, d’autant que la plupart d’entre nous sont des déplacés internes. »

Au total, 1 500 personnes dans 22 communes du Burkina Faso bénéficieront de ce programme, accompagnées par le Bureau national des grands projets et Burkina Suudu Bawdè. Un pas de plus vers une révolution à visage humain.

Amen K.

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