AES : Deux ans après sa création, le Capitaine Ibrahim Traoré dresse un bilan « positif » et trace les perspectives d’une Confédération souveraine

À l’occasion du deuxième anniversaire de la Confédération des États du Sahel (AES), créée le 6 juillet 2024, le Capitaine Ibrahim Traoré, Président en exercice de l’organisation, a livré dimanche un message à la nation empreint de fierté et de détermination, dressant un bilan qu’il qualifie lui-même de « positif et très satisfaisant » quant à la mise en œuvre de la feuille de route de l’An I.

Le camarade Président Ibrahim Traoré a salué des résultats désormais « tangibles » : une coopération politique considérablement renforcée entre les trois États membres, une coordination diplomatique en constante progression, et une coopération militaire dont l’efficacité contre le terrorisme ne cesse de croître. Il a également tenu à saluer le leadership du général d’armée Assimi Goïta ainsi que l’attachement indéfectible du général Abdourahamane Tiani aux idéaux confédéraux, illustrant la solidité d’un trio à la tête d’un projet commun.

Mais le Président de l’AES n’a pas éludé les difficultés. Il a dénoncé sans détour une « guerre économique et médiatique d’une ampleur jamais égalée » visant les trois pays confédérés, pointant des campagnes de désinformation et des tentatives d’instrumentalisation des populations destinées à fragiliser l’édifice confédéral. Un rappel salutaire que la souveraineté retrouvée du Sahel dérange, et que la vigilance doit rester de mise face à ceux qui refusent d’admettre ce choix des peuples. Il a néanmoins tenu à préciser que la Confédération n’est dirigée contre aucun peuple ni aucune nation, mais qu’elle demeure un choix souverain assumé, tourné vers la lutte antiterroriste et l’indépendance des États membres.

Un hommage vibrant a été rendu aux forces combattantes et à toutes les victimes du terrorisme, ainsi qu’à leurs familles, dans une région où le sacrifice reste quotidien.

Pour l’avenir, le chef de l’État confédéral a fixé un cap ambitieux : autodéfense collective, intégration économique, industrialisation, souveraineté énergétique et alimentaire, et renforcement de la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace confédéral. Autant de chantiers qui dessinent les contours d’une véritable puissance régionale émancipée des tutelles extérieures.

Sur le plan diplomatique, l’AES poursuit ses consultations avec la CEDEAO, en vue d’un nouveau cadre de relations fondé sur le respect mutuel des choix souverains.

Le message présidentiel s’est conclu par un appel à l’unité et à la mobilisation collective, pour bâtir, selon les mots du Capitaine Traoré, « le Sahel de la paix, de la souveraineté, du développement et de la prospérité partagée ».

Amen K.

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