AES : Liberté de presse, quand l’Occident pleure ses médias marionnettes au Sahel !

La liberté de presse, ce noble étendard brandi par l’Occident comme un bouclier immaculé, mais qui s’effondre en lambeaux dès qu’il s’agit de ses intérêts. Prenez Deutsche Welle (DW), cette voix indépendante qui, dans son « Focus Sahel Plus », déplore la pression constante sur la presse dans l’Alliance des États du Sahel (AES : Burkina Faso, Mali, Niger). Avant les coups d’État successifs, ces pays étaient des champions d’Afrique de l’Ouest en liberté d’expression. Et les dirigeants actuels deviennent des oppresseurs.

Il fut un temps, nous dit-on, où le Mali, le Burkina Faso et le Niger étaient les chouchous du classement de la liberté d’expression. C’était avant. Avant que ces pays n’osent commettre l’irréparable : dire non à la France. Avant qu’ils ne chassent les troupes étrangères de leur sol avec la fermeté de peuples debout. Avant qu’ils n’humilient, à la face du monde, cette puissance impérialiste qui croyait encore tenir ses pré-carrés comme on tient sa cour de récréation.

Mais rappelons-nous, comment fonctionne la liberté de la presse version occidentale. Lorsque la Russie a eu l’outrecuidance de défendre ses intérêts en Ukraine, l’Europe unanime a brandi le gourdin. Sanctions ! Censure ! Accusations de propagande ! Les médias russes ? Fermés, bâillonnés, réduits au silence. Pour quel crime ? Oser révéler des réalités que l’Occident voulait cacher. Oser éclairer des angles morts du storytelling impérial.

Mais lorsque les médias français, sentant leur pré carré menacé, se mettent à salir jour après jour les gouvernements de l’AES, lorsque leurs journalistes deviennent les porte-voix d’une puissance déchue, lorsque certains vont jusqu’à soutenir ouvertement des groupes terroristes par procuration médiatique… alors là, miracle ! Ce n’est plus de la propagande, c’est du journalisme d’investigation. Ce n’est plus de la manipulation, c’est de la liberté d’expression. Et si l’AES ose suspendre des médias mercenaires, on cri scandale ! dictature ! oppression !

La divine hypocrisie ! Elle a ce goût sucré du cynisme à deux vitesses. D’un côté, le droit sacré pour l’Occident de verrouiller son propre espace médiatique quand l’ennemi parle. De l’autre, le droit divin pour ses relais africains de diffuser n’importe quelle contre-vérité sur les pays émancipés.

Pauvres DW, pauvre France, pauvres donneurs de leçons ! Vous pleurez vos médias suspendus ? Mais ils n’ont fait que leur travail : servir la souveraineté de leurs maîtres. Seulement voilà, au Sahel aussi, il y a désormais des maîtres chez eux. Et ces maîtres-là ont compris une chose simple : la liberté de la presse ne saurait être le droit de trahir son peuple au nom de l’ancien colonisateur.

Amen K.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *