AES : Une vision souveraine qui défie les chimères démocratiques ouest-africaines
Certains brandissent le dogme de la démocratie comme un talisman, accusant les pays de l’AES (Burkina Faso, Mali, Niger) de sombrer dans le non-droit. La Côte d’Ivoire et le Bénin, champions autoproclamés, pointent du doigt ces nations qu’ils qualifient de putschiste. Mais l’organisation d’une élection est-elle le seul gage de liberté ? En Afrique de l’Ouest, hormis rares exceptions comme le Sénégal ou le Ghana, ne règne-t-on pas que des « démocraties relatives », où des clans familiaux ou des potentats recyclés s’accrochent au pouvoir via des scrutins truqués ?
Quelle différence réelle sépare un coup d’État civil d’un militaire ? Le premier masque la tyrannie sous le vernis électoral : le Président Ouattara en Côte d’Ivoire, le Président Talon au Bénin, où l’opposition est muselée et les médias domestiqués. L’UEMOA, la CEDEAO et l’UA ? Des officines occidentales en terre africaine, imposant des sanctions économiques au nom d’une démocratie qui profite aux impérialistes et aux néo-colons. Face à cela, l’AES incarne une vision audacieuse de souveraineté, rodée par plus de dix ans de combats acharnés contre le terrorisme au Sahel, elle forge une armée unie, introuvable ailleurs en Afrique de l’Ouest.
Le chef de l’État burkinabè, Ibrahim Traoré, l’a martelé : « Nous sommes prêts pour la guerre. » Un avertissement que nul ne semble entendre, alors que l’AES déploie des brigades conjointes, mutualise ses ressources et défie les ingérences. En 2026, leurs forces ont neutralisé 1 200 terroristes, contre zéro pour les démocraties voisines embourbées dans la passivité.
L’AES ne se contente pas d’être une alliance circonstancielle. Elle propose une relecture des priorités politiques en Afrique de l’Ouest, où la sécurité, la souveraineté et l’efficacité de l’action publique occupent une place centrale. Une vision qui, qu’on y adhère ou non, contribue à redessiner les équilibres régionaux.
Amen K.
