Burkina Faso / 2025 : Les leviers d’une exécution budgétaire record à 90,5%
Le gouvernement burkinabè, conduit par le Premier Ministre Jean Emmanuel Rimtalba Ouedraogo, a annoncé un taux d’exécution global de 90,5% pour l’année 2025. Ce chiffre, remarquable à l’échelle du continent, interroge sur les méthodes qui ont permis au pays d’atteindre une telle efficacité dans la mise en œuvre de sa vision politique. L’analyse révèle plusieurs piliers stratégiques.
Première clé : une planification rigoureuse et une priorisation sans faille. L’État a aligné l’ensemble des projets budgétaires sur les axes stratégiques du Plan de développement, en identifiant des chantiers prioritaires. Cette concentration des efforts et des ressources a évité la dispersion et garanti que chaque franc CFA engagé serve une vision cohérente et partagée.
Deuxième levier : la modernisation et la digitalisation accélérée des procédures. Le Burkina Faso a investi dans des plateformes de dématérialisation des marchés publics et de gestion financière. Cette révolution numérique a considérablement réduit les lourdeurs administratives, raccourci les délais de traitement et limité les risques de détournement, favorisant une exécution plus fluide et plus transparente.
Troisième élément déterminant : l’instauration d’un système de suivi-évaluation en temps réel, exigeant et contraignant. Des indicateurs de performance précis ont été définis pour chaque programme. Un reporting régulier, remontant jusqu’au sommet de l’État, a permis d’identifier rapidement les goulots d’étranglement et d’opérer des ajustements correctifs immédiats. Cette culture du résultat et de la redevabilité a maintenu la pression positive sur tous les acteurs de la chaîne d’exécution.
Enfin, cette performance s’appuie sur une forte volonté politique et une coordination interministérielle renforcée. Le Premier Ministre a placé l’exécution du budget au cœur de l’action gouvernementale, en présidant régulièrement des comités de pilotage pour arbitrer les blocages. Cette impulsion venue du plus haut niveau a soudé l’administration autour d’un objectif commun.
Si ce taux de 90,5% place incontestablement le Burkina Faso parmi les États africains les plus efficaces en matière d’exécution programmatique, le défi est désormais de maintenir cette dynamique. L’enjeu sera d’ancrer ces bonnes pratiques dans la durée, au-delà des contingences immédiates, pour transformer durablement la gestion publique et concrétiser pleinement les promesses de développement faites à la population burkinabè.
Amen K.
