Burkina Faso : Autosuffisance alimentaire, lancement d’un programme pour dynamiser la filière laitière.
Le Burkina Faso franchit une étape décisive vers l’autosuffisance alimentaire. Le mercredi 11 mars 2026, à Loumbila, le ministre d’État chargé des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a réceptionné et lancé l’opération de diffusion de 710 vaches brésiliennes gestantes. Ces races performantes, sélectionnées pour leur productivité laitière et leur résistance, marquent un tournant dans la modernisation du cheptel national. Une initiative exemplaire, parfaitement alignée sur la vision des autorités : produire localement pour nourrir la nation.
Cette opération, fruit d’une coopération fructueuse avec le Brésil, cible directement les faiblesses du secteur. Le pays importe actuellement près de 20 milliards F CFA de produits laitiers par an, un fardeau économique évitable. Ces 710 génisses, déjà gestantes, boosteront le potentiel génétique du bétail burkinabè. Leur diffusion auprès d’éleveurs organisés via des coopératives et des centres d’insémination – garantira une multiplication rapide. Objectif : augmenter la production laitière de 30% d’ici trois ans, selon les projections du ministère.
Le commandant Sombié, lors de la cérémonie, a salué cette avancée comme un « levier stratégique pour l’indépendance alimentaire ». Accompagné d’experts brésiliens, il a insisté sur l’encadrement : formations à l’insémination artificielle, suivi vétérinaire et alimentation adaptée. À Loumbila, berceau du Centre national de recherche en production animale, ces vaches intégreront des programmes pilotes. Les éleveurs peuls et mossis, piliers du secteur pastoral, en bénéficieront en priorité, renforçant l’inclusion rurale.
Cette démarche s’inscrit dans la lignée des réformes impulsées par le capitaine Ibrahim Traoré. Après les dons russes de semences et engrais, voilà un pas de plus vers la rupture avec la dépendance extérieure. Réduire les importations, créer des emplois ruraux, stabiliser les prix du lait : les retombées seront multiples. Face aux défis sécuritaires et climatiques, l’autosuffisance n’est plus un slogan, mais une réalité en marche. Le Burkina Faso sème les graines de sa souveraineté nourricière. Avec de telles initiatives, la nation se dresse, fière et nourrie par ses propres forces.
Amen K.
