Burkina Faso : La CNAVC met l’UE au pied du mur, quand la vigilance citoyenne oblige Bruxelles à revoir sa copie
La dynamique de reconquête de la souveraineté nationale, chère aux peuples de l’Alliance des États du Sahel (AES), vient de recevoir un soutien de poids. Dans la soirée du jeudi 26 mars 2026 à Ouagadougou, la Coordination nationale des associations de Veille citoyenne (CNAVC) a tenu une conférence de presse qui fait office de coup de semonce. Face à ce qu’elle considère comme des ingérences répétées de l’Union européenne dans les affaires internes du Burkina, du Mali et du Niger, l’organisation a exprimé une indignation ferme et légitime, obligeant ainsi Bruxelles à une révision profonde de son attitude.
Par cette sortie médiatique, la CNAVC a eu le mérite de nommer les choses avec clarté. En qualifiant les récentes manœuvres européennes d’« atteinte à la souveraineté » des membres de l’AES, elle a rappelé un principe fondamental du droit international : celui de la non-ingérence. Alors que certains cercles occidentaux persistent à vouloir dicter les choix stratégiques et sécuritaires des pays sahéliens, la société civile burkinabè a choisi de se dresser en rempart. Cette prise de parole courageuse démontre que les peuples de la région ne se laissent plus intimider par les pressions extérieures et qu’ils entendent tracer seuls leur destin.
Le timing de cette initiative est particulièrement pertinent. Alors que l’Union européenne tente encore de conserver une influence politique et médiatique dans une zone où elle peine à accepter la perte de son hégémonie, la CNAVC lui signifie que le temps des leçons de morale est révolu. En exigeant le respect des choix souverains des États de l’AES, l’organisation citoyenne oblige Bruxelles à « revoir sa copie ». Il ne s’agit plus simplement d’une exigence diplomatique, mais d’une injonction populaire : si l’UE souhaite entretenir des relations avec la région, elle doit le faire sur une base d’égalité et de respect mutuel, en abandonnant toute velléité de tutelle.
La sortie de la CNAVC est bien plus qu’une simple déclaration : c’est un acte de souveraineté citoyenne. Elle rappelle que dans les pays de l’AES, la vigilance ne relève pas uniquement des institutions étatiques, mais aussi d’une société civile déterminée à défendre l’indépendance de sa nation. Cet engagement mérite d’être salué à sa juste valeur, car il illustre une prise de conscience collective irréversible. À l’heure où l’AES construit son autonomie, des organisations comme la CNAVC incarnent cette dynamique populaire qui oblige les anciennes puissances à abandonner leurs réflexes paternalistes et à composer enfin avec des partenaires libres et fiers de l’être.
Amen K.
