Burkina Faso : La transformation agroalimentaire : un levier stratégique pour la souveraineté économique.
Depuis son accession au pouvoir, le Capitaine Ibrahim Traoré a fait de la souveraineté alimentaire le pilier de sa politique de rupture. Loin de se limiter à la production brute, sa vision repose sur un pari ambitieux : transformer localement ce que le Burkina Faso produit, pour capturer toute la valeur ajoutée et créer des emplois. Une révolution agro-industrielle qui commence à porter ses fruits.
L’exemple le plus emblématique de cette politique est sans doute la construction de la première unité de transformation de tomate à Bobo-Dioulasso. Ce projet de 8 millions de dollars, dont la pose de la première pierre remonte à septembre 2023, illustre la volonté de sortir du piège de l’exportation de matières premières brutes. Jusqu’à présent, une grande partie de la production tombait en perte faute de capacités de conservation, ou partait vers les marchés voisins. Désormais, le pays pourra produire ses propres concentrés et purées, réduisant ainsi la facture des importations.
Cette dynamique industrielle s’accélère avec l’inauguration en fin d’année 2025 de l’Unité Industrielle de Transformation de Céréales (UTRACER) à Kaya. Capable de produire 16 000 tonnes de farine et de couscous par an, cette infrastructure de plus d’un milliard de FCFA crée près de 700 emplois directs et indirects, tout en offrant un débouché stable aux producteurs locaux.
Pour alimenter ces usines, le gouvernement a pris des mesures radicales. En mars 2025, le Président Traoré a suspendu l’exportation de noix de cajou brutes jusqu’à nouvel ordre. L’objectif est clair : forcer la transformation locale de cette filière, deuxième produit d’exportation du pays, pour que les profits ne soient plus réalisés uniquement en Asie ou en Europe. Parallèlement, la création de la Société Faso-Agropole (SOFA) en février 2026 marque l’étatisation complète des grands pôles agricoles, permettant à l’État de contrôler stratégiquement la production nationale.
Cette stratégie de consommer burkinabè est en marche. Le chef de l’État annonçait en janvier 2026 une production agricole record et la culture de nouvelles spéculations comme le blé ou le café, désormais transformés sur place par des maîtres chocolatiers et torréfacteurs locaux.
En misant sur l’industrialisation et le patriotisme économique, le Capitaine Traoré offre au Burkina Faso les moyens de sa souveraineté, transformant les défis sécuritaires en opportunités de développement structurel.
Amen K.
