PSG : Les barrages de la Champions League, un coup de semonce avant la phase décisive
Le PSG devra encore passer par la case barrages. La tenue du titre en Ligue des Champions ne lui aura pas évité ce parcours complémentaire, après un match nul frustrant (1-1) contre Newcastle qui l’éjecte du top 8. Ce scénario répété agit comme un sérieux avertissement à quelques semaines de la phase éliminatoire.
Face aux Magpies, les Parisiens ont pourtant paru sur la bonne voie. Une première mi-temps solide, ponctuée par l’ouverture du score de Vitinha, laissait entrevoir une qualification directe. Mais l’incapacité à tuer le match et l’égalisation anglaise juste avant la pause ont fait basculer la rencontre. Une seconde période en retrait, « plus subie que maîtrisée » selon l’analyse du match, a confirmé les fragilités d’une équipe encore en recherche de régularité et de froideur dans les moments clés.
Dans le vestiaire, le sentiment dominant est celui d’une opportunité manquée, tempéré par la volonté de transformer l’essai. « On est triste du match nul et de devoir jouer deux matches de plus, mais on peut utiliser ça pour s’améliorer », a relativisé Joao Neves en zone mixte, rappelant que le club avait réussi le même parcours l’an passé. Vitinha a, lui, pointé la principale faille : « On a gâché trop d’occasions pour marquer et gagner ». Une lucidité partagée par Luis Enrique en conférence de presse, qui a reconnu que son équipe pouvait « mieux jouer » et obtenir « de meilleurs résultats », tout en défendant le contenu global.
L’incertitude plane désormais sur l’adversaire des barrages, Monaco ou Qarabag, dont l’identité sera connue après le tirage au sort de vendredi. Cette étape imprévue sonne comme un rappel à l’ordre pour un collectif qui peine à retrouver l’assurance et l’efficacité de son triomphe européen. Elle place aussi le groupe face à ses responsabilités : dans une compétition qui « ne pardonne pas », le moindre relâchement face à un adversaire motivé par l’exploit pourrait être fatal.
Pour le technicien espagnol, cette épreuve supplémentaire pourrait aussi avoir une vertu. Elle offre deux matchs de plus pour peaufiner l’automate et intégrer le retour progressif des blessés, dans l’optique d’aborder les huitièmes de finale en pleine possession de ses moyens. Le PSG, malgré la déception immédiate, affiche une forme de résilience. Conscient d’avoir perdu le droit à l’erreur, il se prépare à « repartir à la guerre », transformant ce coup de semonce en un ultime test de caractère avant le cœur de la compétition.
Amen K.
