RDC : Quand le Président Lourenço exige respect des accords ONU pour paix immédiate à l’Est.

Le président angolais João Lourenço a déclaré que seul le respect des résolutions onusiennes, des accords de Washington et de Doha par le Rwanda et le M23 peut mettre fin aux conflits dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Cette prise de position ferme émane de la présidence angolaise, jeudi, au terme d’un tête-à-tête entre MM. Lourenço et Félix Tshisekedi à Luanda. La rencontre, survenue quatre jours après la première visite de travail du président congolais en Angola, vise à relancer les efforts diplomatiques.

La présidence angolaise a lu cette déclaration, soulignant que « la poursuite des hostilités sape les efforts inlassables déployés au Conseil de sécurité des Nations unies, avec un accent sur la résolution 2173, ainsi que les processus de Washington et de Doha ». M. Lourenço insiste : ces initiatives multilatérales constituent, « sans réserve », les uniques moyens de réduire les tensions persistantes entre la RDC et le Rwanda, et de favoriser une compréhension mutuelle. Posteée sur Facebook, cette position appelle à un « cessez-le-feu immédiat et inconditionnel ».

Le 4 janvier, M. Tshisekedi avait salué les « propositions intéressantes » de son homologue angolais. Selon la page Facebook de la Présidence RDC, « les échanges ont porté sur l’examen des initiatives en cours pour le rétablissement durable de la paix dans l’Est de la RDC, dans le cadre des processus de Washington et de Doha ». En tant que président en exercice de l’Union africaine, M. Lourenço exhorte la communauté internationale à s’unir autour de ces efforts pour restaurer paix et stabilité en RDC.

Ces déclarations interviennent dans un contexte d’escalade à l’Est congolais, où le M23, soutenu selon Kinshasa par Kigali, contrôle des zones stratégiques. La résolution 2173 de l’ONU renforce le mandat de la Monusco pour protéger les civils et neutraliser les groupes armés. Les processus de Washington (médiation américaine) et de Doha (Qatar) cherchent un dialogue inclusif, mais butent sur des accusations réciproques.

L’Angola, médiateur historique, capitalise sur sa neutralité et sa proximité géographique. Cette diplomatie proactive pourrait catalyser un consensus régional, impliquant l’UA, la SADC et l’ONU. Les présidents ont réaffirmé leur engagement pour une solution pacifique, évitant une guerre ouverte.

Cette initiative angolaise renforce l’élan panafricain face aux crises sécuritaires. Elle rappelle que la paix en RDC impacte toute l’Afrique centrale, avec des millions de déplacés et des risques de contagion. Un cessez-le-feu inconditionnel ouvrirait la voie à des négociations substantielles.

Amen K.

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