Sahel : Complaisance médiatique, quand France24 offre une tribune à la propagande terroriste

C’est une scène surréaliste, presque théâtrale, qui s’est déroulée sur le plateau de France 24 : Wassim Nasr, se présentant comme porte-parole autoproclamé des terroristes, y transmet ouvertement leurs messages de gratitude. Les cibles de ces mercis ; les médias nationaux et internationaux, les ONG, et en tête Human Rights Watch, accusés de soutenir leur cause dans la guerre qui ensanglante le Sahel. Ahurissant ? Non, révélateur d’une dérive médiatique occidentale qui n’hésite plus à offrir une tribune aux assassins.

Au Sahel, où des milliers de civils ont été massacrés par des groupes armés terroristes, voir un porte-parole de ces criminels remercier des organisations censées défendre les droits humains est un scandale absolu. Human Rights Watch a souvent pointé du doigt les armées sahéliennes, mais son silence ou sa complaisance relative face aux exactions djihadistes interroge. Désormais, les terroristes eux-mêmes les citent comme alliés. Faut-il plus clair signal ?

Ce qui est ahurissant, ce n’est pas seulement que des terroristes osent remercier l’Occident médiatique et associatif. C’est que ces remerciements soient diffusés en boucle, presque comme un fait divers anodin, sans que le journaliste ne rappelle avec la dernière fermeté que ces groupes égorgeaient des femmes, brûlaient des écoles et chassaient des populations entières.

En relayant ces paroles , les médias occidentaux ne se contentent plus d’informer : ils deviennent des caisses de résonance volontaires, voire complaisantes, de la communication terroriste. Les terroristes, vaincus militairement sur plusieurs fronts, cherchent désormais à gagner la bataille narrative. Ils veulent apparaître comme des résistants traqués par des armées sans foi ni loi. Et certains médias leur offrent cette victoire médiatique sur un plateau.

Le Burkina Faso, le Mali, le Niger payent le prix du sang. Ceux qui, à Paris, Londres ou New York, diffusent sans sourciller les remerciements des bourreaux à leurs complices médiatiques portent une lourde responsabilité. L’heure n’est plus à la fausse neutralité. L’heure est à la dénonciation claire et sans ambiguïté de toute forme de soutien, direct ou indirect, à la propagande terroriste. Sous couvert de recherche de la vérité, c’est bien la honte qui est relayée.

Amen K.

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