Togo : 18 milliards FCFA pour renforcer la résilience des populations de la région des Savanes.
Le gouvernement togolais passe à la vitesse supérieure dans sa stratégie de soutien aux zones sensibles. Lancé officiellement le mercredi 25 février à Lomé, le nouveau plan d’action du Programme d’urgence pour la région des Savanes (PURS) couvrant la période 2026-2027 vise à coordonner plus efficacement les interventions sur le terrain.
L’ambition affichée est claire : toucher précisément 433 758 bénéficiaires directs, avec une enveloppe budgétaire de 18 milliards de francs CFA. Derrière ces chiffres, ce sont des vies et des familles entières qui sont concernées par cette vague d’assistance renforcée.
Trois axes prioritaires structurent cette nouvelle phase du programme. Le premier volet porte sur la protection des populations, avec une attention particulière contre les violences basées sur le genre et une meilleure prise en compte des risques sécuritaires qui menacent cette région septentrionale. Le deuxième axe concerne l’habitat : il s’agit de fournir des abris décents aux ménages déplacés qui vivent actuellement au sein des communautés hôtes. Enfin, un important travail sera mené sur l’accès à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement, des besoins fondamentaux souvent mis à rude épreuve dans ce contexte de pression démographique.
« La réussite de ce plan dépendra de notre capacité à travailler ensemble, à dépasser les logiques sectorielles et à placer les communautés au cœur de nos interventions », a souligné le général Dadja Maganawé, coordonnateur national du PURS, en insistant sur la nécessité d’une approche transversale et inclusive.
Un modèle togolais salué par les partenaires internationaux. Présente à la cérémonie, Coumba Sow, coordinatrice résidente du Système des Nations Unies au Togo, n’a pas manqué de relever la singularité de l’approche togolaise. « Le Togo a fait le choix de la dignité, de la cohésion sociale, de l’inclusion et de la solidarité, en privilégiant la politique dite hors-camp où les réfugiés vivent au sein des communautés hôtes », a-t-elle déclaré, tout en reconnaissant que cette option génère une pression importante sur les infrastructures et les ressources locales déjà limitées. Elle a réaffirmé le soutien indéfectible des partenaires techniques et financiers à cette dynamique.
Ce nouveau plan s’inscrit dans la continuité des efforts déployés depuis plusieurs années par les autorités togolaises pour renforcer la résilience des populations de la région des Savanes, confrontées aux défis sécuritaires qui secouent le Sahel. Une stratégie qui mise sur la solidarité communautaire comme premier rempart contre l’adversité.
Amen K.
