Cameroun : Loi de finances 2026, un vaste plan fiscal pour booster l’agro-élevage et la pêche.
La loi de finances 2026 marque un tournant décisif pour le secteur agropastoral au Cameroun, avec un ensemble d’allègements fiscaux inédits visant à dynamiser l’agriculture, l’élevage et la pêche. Ces mesures, annoncées par le ministre des Finances Louis Paul Motaze le 13 janvier 2026 à Ngaoundéré lors du lancement officiel de l’exécution du budget, réduisent le coût des investissements de près de 30% pour les acteurs du secteur. Cette stratégie gouvernementale s’inscrit dans la vision du président Paul Biya de faire de l’agriculture un pilier de l’émergence nationale, stimulant la production locale et la sécurité alimentaire.
Parmi les dispositions phares, l’exonération de la TVA s’applique à l’achat de pesticides, engrais, intrants, ainsi qu’à tous les équipements et matériels dédiés à l’agriculture, l’élevage et la pêche. Ces allégements baissent mécaniquement les charges opérationnelles, favorisant l’accès à des technologies modernes pour accroître les rendements. Les filières agropastorales voient aussi leurs charges fiscales et patronales sur les salaires des ouvriers saisonniers annulées, allégeant le coût du travail en période de récolte et de pointe, pour une compétitivité accrue face aux importations.
Les promoteurs bénéficient d’une exemption des droits d’enregistrement pour les mutations de terrains destinés à l’agriculture, l’élevage ou l’aquaculture, simplifiant les investissements fonciers. De même, les conventions de prêts finançant ces activités échappent aux droits d’enregistrement, fluidifiant l’accès au crédit bancaire et aux financements alternatifs. Sur le volet fiscal foncier, les entreprises agropastorales sont exonérées de la taxe foncière pour les propriétés effectivement utilisées dans ces filières, à l’exclusion des constructions à usage de bureaux, favorisant ainsi une affectation optimale des terres.
Pour les cinq premières années d’exploitation, les producteurs jouissent d’une exonération totale de la patente, ainsi que de l’acompte et du minimum de perception de l’impôt sur le revenu. Ces incitations visent à encourager les jeunes entrepreneurs et les PME à se lancer dans l’agro-industrie, créant emplois et richesses en zones rurales. Selon le ministère des Finances, ces réformes doivent générer plus de valeur ajoutée, renforcer la résilience économique et positionner le Cameroun comme puissance agroalimentaire régionale.
Ces mesures traduisent l’engagement du gouvernement à transformer les défis climatiques et logistiques en opportunités de croissance inclusive. En réduisant les barrières, elles stimulent l’emploi rural, la transformation locale et les exportations, consolidant l’image d’un Cameroun résilient sous l’impulsion de Paul Biya.
Amen K.
