Burkina Faso : Souveraineté intégrale, comment la synergie Défense – sécurité – Finances change la donne.
Alors que le Burkina Faso fait face à des défis sécuritaires et diplomatiques complexes, la création d’un cadre de concertation stratégique entre les piliers de l’action gouvernementale apparaît comme une réponse structurelle majeure. Présidées par le ministre d’État, le Général de Division Célestin SIMPORE, les Journées de dialogue Défense – Sécurité – Finances – Diplomatie, ouvertes ce mardi 17 février 2026 à Ouagadougou, ambitionnent de poser les fondations d’une nouvelle capacité stratégique de l’État.
Au-delà d’une simple réunion interministérielle, ces assises représentent une mutation profonde dans la gouvernance de la nation. Leur objectif est clair : fédérer les forces pour bâtir une défense nationale capable de répondre aux menaces hybrides du XXIe siècle. Mais quel est l’apport concret de ce genre de rencontre ?
La première solution qu’offre ce dialogue est la rupture avec le travail en vase clos. Trop souvent, les stratégies militaires, les contraintes budgétaires et les initiatives diplomatiques évoluent en parallèle sans se rencontrer. En réunissant autour d’une même table les généraux, les experts financiers et les diplomates, l’État crée un langage commun. Les besoins du ministère de la Guerre ne sont plus une abstraction pour le ministère des Finances, et les objectifs diplomatiques peuvent désormais s’appuyer sur une réalité sécuritaire tangible.
Le Général SIMPORE a rappelé une vérité fondamentale : « Une diplomatie forte repose sur une synergie efficace entre les leviers militaires, sécuritaires et financiers ». Ces journées permettent ainsi de construire une diplomatie de défense cohérente. Sur la scène internationale, un pays qui présente un front uni, où la stratégie militaire est en phase avec les capacités budgétaires et le discours des ambassadeurs, est un pays crédible. Cela permet de nouer des partenariats gagnant-gagnant, d’attirer des investissements adaptés aux besoins sécuritaires, et de défendre les intérêts nationaux avec une voix unique et forte.
Dans un contexte de mobilisation des ressources, la synergie financière est cruciale. Ce cadre permanent permettra d’éviter les doublons coûteux et de prioriser les dépenses. L’argent public, dédié à l’effort de paix, sera ainsi alloué avec plus d’efficacité, garantissant que chaque franc investi dans la sécurité produise un effet maximal sur le terrain et dans le rayonnement international du Burkina.
En institutionnalisant ce dialogue, le Burkina Faso ne se contente pas de réagir aux crises ; il se dote d’un outil de planification stratégique. Ces journées posent la première pierre d’un État plus agile, où la puissance militaire, la stabilité financière et l’influence diplomatique progressent de concert pour garantir une souveraineté pleine et entière.
Amen K.
