Premier League : Andrey Santos, l’homme qui a gagné à l’arrivée de Rosenior à Chelsea.
Si l’arrivée de Liam Rosenior sur le banc de Chelsea a pu déstabiliser certains joueurs comme Alejandro Garnacho, elle a en revanche propulsé Andrey Santos au premier plan. Le jeune Brésilien de 21 ans incarne aujourd’hui le grand gagnant de ce changement d’entraîneur, grâce à une complicité tissée bien avant leur réunion à Londres.
Car Rosenior et Santos, c’est une histoire qui s’écrit depuis près d’un an. Prêté à Strasbourg lors de la saison 2024-2025, le milieu brésilien avait littéralement explosé sous les ordres du technicien anglais, signant 11 buts en 34 matchs. Une collaboration fructueuse qui a scellé un lien humain et tactique fort entre les deux hommes. L’été dernier, Santos disait encore de son ancien coach : « J’adore mon ancien entraîneur. Il est formidable. Notre relation est parfaite. »
Pourtant, son avenir à Chelsea n’avait rien d’assuré. Selon The Mirror, Al-Qadsiah était prêt à débourser plus de 68 millions d’euros pour s’attacher ses services, avec un salaire XXL à la clé. Mais le Brésilien a refusé, déterminé à s’imposer à Londres pour maximiser ses chances de disputer la Coupe du Monde 2026 avec le Brésil. Chelsea, de son côté, n’a jamais envisagé de le laisser partir.
Sous Enzo Maresca, Santos avait déjà montré de belles choses, sans pour autant s’imposer comme un titulaire indiscutable dans un entrejeu dominé par Enzo Fernández et Moisés Caicedo. L’arrivée de Rosenior a tout changé. Progressivement installé dans la rotation, le Brésilien s’est affirmé lors des grands rendez-vous : titulaire en League Cup contre Arsenal, en Ligue des Champions face à Naples, et surtout contre Crystal Palace où, aligné aux côtés de Caicedo, il a révélé toute son influence dans le jeu.
Aujourd’hui, Andrey Santos comptabilise plus de 30 apparitions toutes compétitions confondues. Il est passé du statut de promesse à celui de pièce maîtresse du dispositif des Blues. Son ascension illustre parfaitement la logique du modèle multi-clubs porté par BlueCo, propriétaire de Chelsea et Strasbourg. Une passerelle qui facilite les transitions et permet aux jeunes talents de franchir naturellement le cap vers Stamford Bridge.
Le Brésilien devient ainsi un symbole pour d’autres joueurs issus du même écosystème, à l’image de Mamadou Sarr, déjà lancé en FA Cup. La concurrence reste rude, mais Santos prouve désormais qu’un prêt réussi, associé à la confiance du bon entraîneur, peut transformer un espoir en cadre crédible chez les Blues.
Amen K.
