AES : Le Burkina Faso préside la première réunion du Comité des chefs d’État-major de la Confédération
L’État-Major Général des Armées a abrité ce vendredi la première réunion ordinaire du Comité des chefs d’État-major de la confédération des États du Sahel (CCEMC), sous présidence burkinabè. L’information a été relayée sur la page officielle de l’État-Major général des armées du Burkina Faso.
Cette rencontre stratégique, dirigée par le Général de Brigade Moussa Diallo, s’inscrit pleinement dans la dynamique de mise en œuvre et de renforcement de la Force unifiée de l’AES. Elle fait suite aux travaux préparatoires menés depuis le 7 avril par les experts militaires et les officiers de l’État-Major intégré, qui ont posé les bases techniques d’une coopération opérationnelle renforcée entre les pays membres de la Confédération.
Au cours de ces échanges, les responsables militaires des États du Sahel ont adopté des décisions concrètes visant à bâtir une défense commune, souveraine et pleinement adaptée aux défis sécuritaires auxquels la région est confrontée. L’objectif affiché est de mutualiser les moyens, d’harmoniser les doctrines et d’accélérer le déploiement opérationnel de la Force unifiée, gage d’une riposte efficace contre les groupes armés qui menacent la stabilité de l’espace commun.
La présidence burkinabè de ce comité témoigne de la confiance placée par les pays de l’AES dans le leadership du Burkina Faso en matière de coopération militaire régionale. Cette réunion marque une étape décisive dans la maturation d’une architecture de défense intégrée, conforme aux ambitions de la Confédération des États du Sahel : agir ensemble, souverainement, pour garantir la sécurité des populations et l’intégrité des territoires.
Les travaux se sont achevés sur une note de satisfaction, avec l’engagement de tous les chefs d’État-major à poursuivre la cadence des réunions techniques et opérationnelles. La Force unifiée de l’AES, dont les contours se précisent mois après mois, devrait monter en puissance dans les semaines à venir, concrétisant ainsi la volonté politique des dirigeants de la Confédération de faire du Sahel une zone de paix et de résilience.
Amen K.
