Burkina Faso / L’autosuffisance alimentaire : Pragmatisme, détermination et réalisme au service des ambitions nationales.

Le chemin vers l’autosuffisance alimentaire est souvent pavé d’ambitions affichées et de déclarations d’intention. Mais au Burkina Faso, sous l’impulsion du Capitaine Ibrahim Traoré, le Gouvernement semble avoir choisi de troquer les simples discours contre des actes concrets. Ce vendredi 13 mars 2026, à Bobo-Dioulasso, le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a posé un jalon décisif dans cette quête de souveraineté en inaugurant des unités industrielles de production d’aliments pour poissons. Au-delà de la simple cérémonie, c’est la preuve d’un réalisme assumé dans la gestion de la chose publique qui s’exprimait.

L’objectif affiché par l’Offensive agropastorale et halieutique est clair et ambitieux : porter la production nationale de poisson à 100 000 tonnes. Pour y parvenir, les autorités n’ont pas cédé à la facilité des solutions superficielles. Le développement de la pisciculture via l’installation de cages flottantes sur les plans d’eau du pays était une première étape nécessaire. Pourtant, le gouvernement a eu le courage intellectuel de regarder la réalité en face : sans intrants locaux, cette belle mécanique risquait de s’enrayer.

Le goulot d’étranglement était identifié : la dépendance aux aliments importés, coûteux et souvent indisponibles, freinait l’essor des pisciculteurs. C’est ici que le pragmatisme l’a emporté sur la précipitation. Plutôt que de se contenter d’encourager la production sans en sécuriser les moyens, l’État a consenti d’importants investissements pour combler ce vide. L’inauguration de ces unités industrielles à Bobo-Dioulasso est l’aboutissement de cette analyse lucide.

Désormais, en produisant localement une alimentation de qualité adaptée aux besoins des poissons, le Burkina Faso ne se contente pas d’augmenter ses volumes de capture. Il structure toute une filière, crée de la valeur ajoutée sur son sol et réduit sa facture d’importation. C’est cela, le réalisme en matière de développement : comprendre qu’une chaîne a la solidité de son maillon le plus faible, et concentrer ses forces pour le renforcer.

En agissant ainsi, le Président Traoré et son gouvernement prouvent que la détermination ne suffit pas si elle n’est pas guidée par une vision claire des obstacles. En s’attaquant à la racine du problème la disponibilité des intrants ils offrent aux acteurs du secteur les armes pour atteindre l’objectif des 100 000 tonnes. Ce n’est pas un vœu pieux lancé dans le vent, mais une stratégie construite pierre par pierre, unité industrielle par unité industrielle, pour faire du Burkina Faso un véritable acteur de sa souveraineté halieutique.

Amen K.

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