Burkina Faso : Quand le pays affiche une croissance résiliente malgré les défis
L’économie burkinabè démontre une vitalité remarquable malgré les défis sécuritaires persistants. Après une croissance de 4,9% en 2024, selon la Banque mondiale, le pays table sur 6,3% en 2025 et projette 6,6% pour 2026, portée par des réformes audacieuses et une mobilisation accrue des ressources internes.
Le Produit intérieur brut (PIB) a bondi à 23,25 milliards de dollars en 2024, avec des prévisions à 22,57 milliards en 2026. Cette performance repose sur une dynamique multisectorielle : l’agriculture bénéficie de conditions climatiques favorables et d’un soutien gouvernemental accru, tandis que les services et l’industrie contribuent respectivement 2,4 et 3,3 points à la croissance. Le secteur primaire ajoute 0,6 point, illustrant une diversification réussie.
Le projet de loi de finances 2026, adopté fin décembre 2025, prévoit des recettes record de 3 431,5 milliards FCFA (6,15 milliards USD), en hausse de 3,99% par rapport à 2025. Les dépenses s’élèvent à 3 918,3 milliards FCFA, pour un déficit modéré de 2,6% du PIB. Cette enveloppe priorise la sécurité, l’agriculture et les infrastructures, avec des recettes fiscales dynamisées par une meilleure mobilisation domestique.
La production aurifère a dépassé 52 tonnes en 2025, générant plus de 2 600 milliards FCFA et propulsant les exportations à 5 500 milliards FCFA. Pour la première fois, le Burkina affiche un excédent commercial « historique », renforçant ses réserves de change et stabilisant l’inflation à 0,5% en 2024, avec une déflation prévue en 2025.
Sous l’impulsion du gouvernement de transition, les réformes budgétaires rigoureuses et la stratégie souverainiste ont permis ce rebond, après des années de turbulences. Le FMI anticipe une croissance solide au-delà de 6% en 2026, malgré les incertitudes régionales. Cette résilience positionne le Faso comme un exemple pour l’Afrique de l’Ouest, alliant souveraineté économique et inclusion sociale
Amen K.
