Ghana : excédent commercial record de 4,2 milliards $ au quatrième trimestre 2025 grâce à l’or et au cacao
Le Ghana a réalisé une performance commerciale exceptionnelle au quatrième trimestre 2025. Selon un rapport du Ghana Statistical Service publié le mercredi 8 avril, le pays a enregistré un excédent commercial de 47,2 milliards de cedis, soit l’équivalent de 4,2 milliards de dollars. Ce chiffre représente une hausse spectaculaire de 169,7 % par rapport à l’excédent de 17,5 milliards de cedis du trimestre précédent.
Sur la période étudiée, les exportations se sont établies à 108,6 milliards de cedis, tandis que les importations atteignaient 61,4 milliards. Cette embellie est principalement portée par la vente de lingots d’or et de fèves de cacao, les deux produits phares de l’économie ghanéenne. Viennent ensuite le pétrole brut, la pâte de cacao non dégraissée et les noix de karité.
Côté clients, l’Inde et les Émirats arabes unis se distinguent en absorbant près de la moitié (47,8 %) des recettes d’exportation. L’Afrique du Sud, la Suisse et les Pays-Bas complètent le tableau des principales destinations. À l’inverse, la Chine reste le premier fournisseur du Ghana, avec 23,3 % des importations totales (14,3 milliards de cedis), suivie des États-Unis, des Pays-Bas, de la Belgique et du Nigeria.
Un point remarquable concerne les échanges intra-africains. Les exportations ghanéennes vers le continent sont dominées par l’or, mais aussi par des produits manufacturés tels que les articles ménagers en plastique, les barres d’acier et les films plastiques. L’Afrique du Sud s’impose comme la première destination africaine (63,8 %), devant le Burkina Faso, le Nigeria, la Côte d’Ivoire et le Togo. Les importations en provenance d’Afrique sont quant à elles composées principalement de combustibles et d’huiles minérales, fournis par le Nigeria, le Maroc, la Côte d’Ivoire et la Centrafrique.
Cette dynamique s’inscrit dans un contexte économique porteur. Le PIB réel du Ghana a progressé de 6 % en 2025, sa plus forte croissance depuis 2019. Selon le député Michael Okyere Baafi, cette amélioration des performances commerciales résulte des réformes politiques, de la diversification des exportations et de l’augmentation des investissements dans les secteurs clés entre 2016 et 2024. La valeur totale des échanges commerciaux sur le trimestre a atteint 170,1 milliards de cedis, soit 15,1 milliards de dollars.
Amen K.
