Burkina Faso : Conférences régionales du Gouvernement 2026, Le Burkina Faso mise sur le dialogue citoyen pour construire l’avenir
Le samedi 18 avril 2026, la ville de Ouahigouya, chef-lieu de la région du Yadga, a marqué un tournant dans la gouvernance burkinabè. C’est là qu’a été officiellement lancée l’édition 2026 des Conférences régionales du Gouvernement, une initiative majeure du gouvernement du capitaine Ibrahim Traoré. Cette démarche s’inscrit dans une volonté affirmée de renforcer la transparence et la proximité entre les autorités et les populations de l’ensemble des treize régions du pays.
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a présidé cette cérémonie d’ouverture aux côtés d’une forte délégation ministérielle. Devant un public composé de gouverneurs, de chefs coutumiers et religieux, de leaders de la société civile, de jeunes, de femmes et de citoyens, il a rappelé l’essence de ces assises : « Gouverner ne se limite pas à agir, mais implique également d’expliquer, de rendre compte, d’écouter et d’ajuster ».
L’objectif est double : présenter aux forces vives de la nation le bilan des actions du gouvernement, mais aussi et surtout recueillir leurs observations, critiques constructives et propositions pour affiner les politiques publiques. Il ne s’agit donc pas d’un simple exercice de communication, mais d’un véritable cadre de redevabilité et de co-construction. Comme l’a souligné le coordinateur du Service d’information du gouvernement, ces conférences constituent un espace de dialogue constructif pour une planification collective du développement.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de participation citoyenne. Parallèlement à ces conférences, d’autres cadres comme les Ateliers Régionaux Multi-Acteurs (ARMA) permettent d’identifier des défis concrets. Par exemple, dans la région du Kulsé, les échanges ont révélé que les conflits fonciers représentent 62% des cas enregistrés, mettant en lumière des problèmes précis que les autorités locales doivent résoudre.
Au-delà de l’écoute, l’ambition affichée est de faire du développement une œuvre collective. Le Premier ministre a martelé un message essentiel : « Construire un Burkina Faso souverain, indépendant, sûr et prospère n’est pas la seule responsabilité du gouvernement, c’est une affaire collective ». En cette année 2026, le gouvernement parie ainsi sur la convergence des efforts entre l’État central, les collectivités territoriales et la population pour relever les défis sécuritaires et socio-économiques.
Amen K.
