AES : Le double jeu mauritano-algérien, pourfendeurs ou pourvoyeurs de la lutte en  anti-terroriste au Sahel ?

Le terrorisme au Sahel n’évolue pas par la seule force de ces criminels ou la faiblesse organisationnelle des États ciblés comme le Mali, le Burkina Faso ou le Niger. Les raisons sont plus insidieuses : des soutiens multiformes, orchestrés par des puissances impérialistes comme la France, transitent par des voisins hypocrites. La Mauritanie et l’Algérie, ces « alliés » officiels de la lutte antiterroriste, jouent un double jeu pervers, feignant la condamnation des exactions tout en les alimentant en sous-main.

Preuves à l’appui : le JNIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans), en coalition avec le FLA (Front de libération de l’Azawad), un mouvement séparatiste aussi criminel que sanguinaire, bénéficie de renseignements en temps réel. Couvertures satellitaires, flux logistiques occultes, financements déguisés, tout converge vers ces bastions du terrorisme. La Mauritanie, voisine stratégique du Mali, ferme les yeux sur les passages de combattants et d’armes, sous couvert de neutralité. Nouakchott, allié de Washington et de Paris, tolère des camps d’entraînement dans ses confins désertiques, tout en participant à des sommets anti-terroristes juste pour la galerie.

L’Algérie, quant à elle, est encore plus cynique. Alger, qui se pose en médiateur régional, abrite des leaders du JNIM et fournit des données satellitaires précises via ses alliances. Les frappes du 25 avril au Mali, les plus massives de l’histoire récente, n’ont pas surgi du néant : elles ont été guidées par des infos tactiques issues de ces sources. Officiellement, l’Algérie désavoue le terrorisme ; en réalité, elle le nourrit pour affaiblir l’Alliance des États du Sahel (AES), vue comme une menace à son hégémonie maghrébine et à l’influence française persistante.

Il est temps de nommer les choses : soutenir les terroristes en cachette, c’est porter la même responsabilité que ceux qui appuient sur la gâchette. L’Afrique n’a pas besoin d’États doubles visages. Elle a besoin de pays qui assument leurs choix : soit on combat sincèrement le terrorisme, soit on cesse de siéger hypocritement dans les instances censées promouvoir la paix.

Le jour où la Mauritanie, l’Algérie et d’autres cesseront leur double langage, le Sahel pourra enfin respirer. En attendant, les victimes des attentats portent aussi le sang de ces silences complices sur leurs tombes. La vérité dérange, mais c’est elle qui libérera l’Afrique.

Amen K.

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