AES : De grands projets hydrauliques et environnementaux annoncés pour 2026.
Les pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) veulent accélérer leur coopération dans les domaines de l’environnement, de l’eau et de l’assainissement afin de mieux répondre aux défis climatiques et aux besoins croissants des populations. Cette ambition a été réaffirmée par Abdoulaye Maizama lors d’un entretien accordé le 6 mai 2026.
Le ministre a indiqué que plusieurs projets intégrés sont actuellement en préparation à l’échelle confédérale entre les trois États membres de l’AES. Ces initiatives visent principalement à renforcer la protection de l’environnement, améliorer la gestion durable des ressources hydriques et faciliter l’accès à l’eau potable dans les zones urbaines comme rurales.
Parmi les priorités annoncées figurent la réalisation de grandes retenues d’eau destinées à sécuriser les ressources hydriques et soutenir les activités agricoles. Les autorités travaillent également sur des projets de transfert d’eau pour l’irrigation afin de renforcer la production agricole et limiter les conséquences des sécheresses répétées dans la région sahélienne.
Le ministre a aussi évoqué des programmes scientifiques destinés à provoquer artificiellement les pluies. Cette technique, envisagée comme une réponse complémentaire aux effets du changement climatique, pourrait permettre d’améliorer les précipitations dans certaines zones particulièrement touchées par la désertification et le déficit pluviométrique.
Dans le domaine de l’accès à l’eau potable, Alliance des États du Sahel prévoit le lancement de mille forages à travers l’espace communautaire. Ces infrastructures devraient contribuer à réduire les difficultés d’approvisionnement en eau et à renforcer les équipements d’assainissement dans plusieurs localités. Selon le ministre, une partie des projets devrait démarrer avant le 31 décembre 2026.
Concernant les ressources humaines, le responsable gouvernemental a reconnu le déficit important d’effectifs au sein des agents des eaux et forêts, rappelant qu’aucun recrutement n’a été effectué depuis 2015. Des discussions seraient toutefois engagées avec le ministère des Finances afin d’organiser de nouveaux recrutements au cours de l’année 2026 et de renforcer les capacités opérationnelles du secteur.
Amen K.
