Burkina Faso : Capitaine Ibrahim Traoré, l’homme qui a choisi la dignité et qui a besoin de son peuple pour gagner face à l’impérialisme.

Il y a des hommes que l’histoire choisit. Et il y a des hommes qui choisissent l’histoire. Le Président Ibrahim Traoré semble appartenir à cette seconde catégorie. Depuis qu’il a pris les rênes du Burkina Faso, le jeune Président a affiché une ambition que beaucoup, dans les chancelleries occidentales, peinent encore à digérer c’est à dire faire du Burkina Faso un pays véritablement libre. Libre de ses choix, libre de ses alliances, libre de sa destinée.

Ce projet, aussi noble soit-il, ne se décrète pas. Il se construit, pierre après pierre, dans la douleur et la détermination. Car les chaînes de la servitude coloniale ne sont pas que symboliques. Elles sont économiques, monétaires, militaires, culturelles. Elles ont été tissées pendant des décennies, avec soin, pour maintenir des peuples entiers dans une dépendance confortable pour ceux qui en tiraient profit. S’en défaire exige une volonté de fer et, surtout, un peuple uni derrière son leadership.

C’est là que réside le véritable enjeu du moment burkinabè. Ibrahim Traoré peut multiplier les ruptures diplomatiques, réorienter les partenariats stratégiques, affirmer la souveraineté monétaire et sécuritaire du pays et il le fait, avec une constance remarquable. Mais aucun combat de cette envergure ne se gagne seul. L’histoire nous l’enseigne : les révolutions qui durent sont celles que les peuples s’approprient, celles dont chaque citoyen se sent acteur et gardien.

Le peuple burkinabè est aujourd’hui appelé à un rôle historique. Non pas celui du spectateur qui applaudit depuis les gradins, mais celui du combattant engagé sur le terrain de la souveraineté. Ce terrain-là n’est pas uniquement militaire. Il est aussi économique : consommer burkinabè, produire burkinabè, investir burkinabè. Il est culturel : résister aux narratifs imposés de l’extérieur, valoriser les savoirs et les langues du terroir. Il est civique : soutenir les efforts nationaux, dénoncer les saboteurs de l’intérieur, rester vigilant face aux manœuvres de déstabilisation.

Le Président Traoré a choisi la voie difficile celle de la dignité plutôt que celle de la facilité. Il a compris que le rayonnement du Burkina Faso ne viendra pas de la faveur des anciennes puissances coloniales, mais de la force et de la cohésion de son propre peuple. Le Burkina mérite de briller. Mais cette lumière, c’est ensemble qu’il faudra l’allumer.

Amen K.

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