Botswana : Le Président Duma Boko ou une voix africaine qui défend les droits des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Le Président botswanais Duma Boko a placé la politique étrangère de son pays sous le signe de la continuité et de la cohérence. En réaffirmant le soutien du Botswana à l’autodétermination du peuple sahraoui, il renoue avec une tradition diplomatique fondée sur des principes éthiques, héritée des luttes de libération du continent. « La lutte pour l’autodétermination de la République sahraouie est une cause juste, conforme aux principes du Botswana et à l’un des fondements de notre politique étrangère », a déclaré le ministre des Relations internationales, Phényo Butale.

Cet engagement s’inscrit dans une vision plus large : promouvoir des solutions africaines aux problèmes africains. « Nous devons encourager et promouvoir les solutions africaines aux problèmes africains », a souligné le ministre, ajoutant que « l’intégrité territoriale, la souveraineté et le dialogue doivent rester le principal mécanisme de résolution des conflits ».

Le chef de l’État botswanais ne se contente pas de paroles. En recevant l’envoyé spécial du président sahraoui Brahim Ghali, il a réaffirmé la solidarité de son pays avec le peuple sahraoui, que le ministre Beisat a saluée comme une source d’inspiration et d’espoir pour le continent. Beisat a décrit le Botswana comme « plus qu’un simple pays », en raison des « valeurs, de la moralité et du symbolisme attachés à ce champion de la démocratie et de la transformation démocratique pacifique ».

Cette position n’est pas nouvelle. Le Botswana a toujours été un défenseur des droits des peuples à disposer d’eux-mêmes, comme en témoigne son opposition à l’apartheid en Afrique du Sud ou son soutien aux luttes de libération au Zimbabwe, au Mozambique et en Angola. « C’est dans l’ADN de qui nous sommes en tant que peuple », a rappelé le ministre Butale.

Sur la scène internationale, Duma Boko s’est également fait le porte-voix de l’Afrique. « L’Afrique n’est pas entendue », a-t-il déploré lors de son discours à l’Assemblée générale des Nations unies, en appelant à un siège permanent pour le continent au Conseil de sécurité. L’Assemblée générale ne peut être « véritablement internationale » tant que l’Afrique, qui abrite un cinquième de la population mondiale, n’a pas « une voix égale à la plus haute instance de cette organisation ».

En conjuguant soutien aux luttes d’indépendance, appel à l’unité africaine et plaidoyer pour une réforme des instances mondiales, Duma Boko inscrit la diplomatie botswanaise dans une tradition de cohérence et de principes. Un leadership qui résonne comme une invitation à toute l’Afrique à retrouver sa voix et sa souveraineté.

Amen K.

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