Burkina Faso : Objectif 1 367 milliards FCFA en 2026, la douane burkinabè mobilise ses troupes pour une révolution de la performance.
Ce jeudi 19 février 2026, la direction générale des douanes a donné le ton de l’année. Réunissant l’ensemble des chefs de bureaux autour du directeur général, l’inspecteur divisionnaire Yves Kafando, une rencontre stratégique de haut niveau s’est tenue dans la salle Gilbert Zoungrana à Ouagadougou. L’objectif est clair et ambitieux : mobiliser l’institution pour atteindre la cible annuelle de recettes fixée à 1 367 milliards de FCFA, un impératif majeur pour le financement de l’économie nationale.
Dans le contexte de la Révolution progressiste populaire, cette concertation se voulait plus qu’une simple réunion de travail. Elle s’inscrit dans une volonté affichée de responsabilisation accrue des unités opérationnelles sur le terrain et de consolidation d’une véritable culture de la performance au sein de l’administration douanière. Face à ses collaborateurs, le directeur général a rappelé avec fermeté que cet objectif budgétaire transcende le simple cadre administratif : il est un devoir institutionnel et une contribution stratégique à la résilience économique du Burkina Faso.
Le discours du patron des douanes a été empreint de rigueur et d’exigence. Yves Kafando a insisté sur la nécessité d’une vigilance permanente et d’un encadrement sans faille des opérations. La lutte contre la fraude, qui prive l’État de ressources précieuses, doit être soutenue et intensifiée. Mais au-delà de la répression, c’est à un changement de méthode qu’il a appelé. Il a préconisé un pilotage quotidien et méthodique des indicateurs de recouvrement, fondé sur l’anticipation des flux, la réactivité face aux imprévus et une redevabilité totale de chaque chef de bureau.
Les chefs de bureaux, véritables maillons opérationnels de la chaîne de recouvrement, ont été exhortés à exercer un leadership affirmé. Le directeur général les a invités à innover dans leurs méthodes de gestion et à optimiser en permanence leurs marges de performance. Il s’agit, selon lui, de trouver le juste équilibre entre trois impératifs : une mobilisation efficace des recettes fiscales, une facilitation fluide du commerce légal pour ne pas entraver l’activité économique, et une protection renforcée de la société contre les trafics et les marchandises illicites.
Ainsi, à travers cette rencontre, la douane burkinabè affiche sa détermination à se hisser à la hauteur des défis économiques du pays. En responsabilisant ses cadres et en prônant un management de rupture, l’institution se prépare à jouer pleinement son rôle de pilier de la souveraineté financière nationale.
Amen K.
