Ghana : Bientôt la mise en place du premier centre de guerre cyber-électronique pour consolider un leadership continental en sécurité.
Le Ghana franchit une étape décisive dans la modernisation de sa souveraineté numérique et de sa défense nationale. Le président John Dramani Mahama a annoncé, le vendredi 23 janvier 2026, le projet de création du tout premier centre national de guerre cybernétique et électronique du pays. Cette infrastructure de pointe, dont ni le calendrier précis ni le budget détaillé n’ont encore été officialisés, sera implantée stratégiquement à Tamale, dans le nord du Ghana. Elle symbolise une volonté forte de doter la nation d’un bouclier high-tech capable d’anticiper, de détecter et de neutraliser les menaces hybrides, qu’elles visent le territoire physique ou le cyberspace national.
« Les plans sont bien avancés pour créer le premier centre de guerre cybernétique et électronique de pointe du Ghana dans le secteur nord », a déclaré le président Mahama. Cette initiative n’est pas isolée. Elle s’inscrit dans un vaste programme de renforcement des capacités des Forces armées, qui inclut également l’acquisition de drones stratégiques, de véhicules blindés de transport de troupes et de systèmes de communication avancés. L’objectif est clair : adapter l’appareil sécuritaire à l’évolution des risques, dans un contexte régional où les menaces asymétriques et transfrontalières se multiplient.
La mission du futur centre sera triple. Il devra renforcer de manière intégrée les capacités nationales en cybersécurité, en renseignement numérique et en guerre électronique. Concrètement, il combinera des outils de surveillance technologique, des systèmes de communication protégés et des capacités de réponse rapide contre des attaques hybrides, mêlant cyberattaques, espionnage numérique et brouillage électronique. Son implantation à Tamale vise également à rééquilibrer le déploiement des infrastructures stratégiques sur le territoire et à sécuriser les régions nord.
Cette ambition s’appuie sur une base déjà solide. Le Ghana n’est pas un novice en la matière. Considéré comme un modèle sur le continent par l’Union internationale des télécommunications (UIT), il figurait en 2024 dans la catégorie Tier I (la plus élevée) de l’indice mondial de cybersécurité, avec un score remarquable de 99,27 sur 100. Le futur centre constitue donc la prochaine étape logique pour consolider ce leadership et passer d’une excellente posture défensive à une capacité active de contre-offensive et de dissuasion dans le domaine cyber-électronique.
Ainsi, le projet dépasse la simple acquisition d’équipements. Il représente une vision intégrée de la sécurité nationale à l’ère numérique, positionnant le Ghana à l’avant-garde de la protection des infrastructures critiques et de la défense de sa souveraineté dans l’espace digital.
Amen K.
