RDC : Incidents du sit-in de C64 à Kinshasa, le gouvernement ouvre une enquête et appelle à la retenue
Kinshasa a connu des tensions ce vendredi. Un sit-in organisé par la coalition d’opposition C64 a dégénéré en affrontements et en actes de vandalisme dans plusieurs zones de la capitale. Face à ces incidents, les autorités congolaises ont annoncé l’ouverture d’une enquête pour faire toute la lumière sur les faits et situer les responsabilités.
Dès le lendemain, le garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, s’est rendu auprès des responsables des formations politiques concernées. Ces échanges ont porté sur le déroulement des événements et leurs conséquences immédiates. Parallèlement, l’exécutif a instruit les services compétents de procéder à toutes les vérifications nécessaires pour reconstituer les circonstances exactes des débordements signalés.
Dans un communiqué rendu public le samedi 13 juin, le gouvernement a fermement condamné les violences enregistrées. Selon les premières informations communiquées par les services administratifs de la ville de Kinshasa, des blessés ont été recensés aussi bien parmi les manifestants que dans les rangs des forces de l’ordre. Plusieurs dégâts matériels importants ont également été signalés, dont l’incendie de véhicules ainsi que des dégradations touchant des biens publics et privés. Ces actes ont contribué à aggraver les tensions sur le terrain.
Tout en réaffirmant son attachement aux libertés fondamentales garanties par la Constitution, le gouvernement rappelle que l’exercice du droit de manifestation doit se faire dans le strict respect de la loi, de l’ordre public et de la sécurité des citoyens. L’exécutif appelle enfin les acteurs politiques et sociaux à la retenue et à la responsabilité.
L’enquête devra déterminer avec précision le déroulement des faits. Mais dès à présent, les autorités assurent de leur détermination à préserver la paix, la sécurité des citoyens et la cohésion nationale. Dans une capitale souvent secouée par des tensions politiques, cet incident rappelle la fragilité de l’équilibre entre droit de manifestation et maintien de l’ordre. La réponse du gouvernement, entre fermeté et appel au calme, sera scrutée dans les jours à venir.
Amen K.
