Burkina Faso : Un levier stratégique pour une croissance sans alourdissement de la dette
Le gouvernement burkinabè a franchi une nouvelle étape dans sa quête de solutions innovantes pour le financement du développement. Ce lundi 23 mars 2026, la Commission de Partenariat public-privé (PPP) a tenu sa première session ordinaire de l’année, présidée par le Premier ministre, Jean Emmanuel Ouédraogo. Cette rencontre illustre la volonté des plus hautes autorités de faire du PPP un levier majeur de relance économique, en phase avec les défis structurels du pays.
L’enjeu est de taille : stimuler les investissements dans les infrastructures et les services essentiels, sans accroître la pression sur les finances publiques. Dans un contexte où l’endettement constitue un sujet sensible, le recours au PPP apparaît comme une réponse pertinente. Il permet de mobiliser des capitaux privés pour réaliser des projets d’envergure routes, énergie, santé, eau tout en maîtrisant l’impact budgétaire. L’objectif affiché est clair : utiliser l’expertise et les ressources du secteur privé pour accélérer la réalisation des chantiers prioritaires, là où les seuls fonds publics montrent leurs limites.
La session ordinaire de la commission a permis de réaffirmer les orientations stratégiques définies par les autorités. Il ne s’agit pas seulement de contractualiser des projets, mais de garantir leur qualité, leur viabilité et leur alignement avec les besoins réels des populations. Le Premier ministre a ainsi souligné la nécessité de renforcer le cadre institutionnel et juridique pour sécuriser les investisseurs, tout en protégeant l’intérêt général. La transparence dans la sélection des partenaires et le suivi rigoureux des contrats sont présentés comme des conditions essentielles pour que ce mécanisme tienne ses promesses.
En misant sur le PPP, le gouvernement entend transformer une contrainte budgétaire en opportunité de développement. Cette approche vise à créer un cercle vertueux : l’investissement privé génère des infrastructures modernes, qui à leur tour améliorent le climat des affaires, favorisent la création d’emplois et renforcent la compétitivité de l’économie nationale. Pour le Burkina Faso, pays confronté à des défis sécuritaires et humanitaires inédits, la capacité à innover en matière de financement du développement est plus qu’un atout : c’est une nécessité.
La première session ordinaire de 2026 marque ainsi une étape concrète dans la mise en œuvre de cette vision. En plaçant le PPP au cœur de sa stratégie économique, le gouvernement affirme sa détermination à relever le pari d’un développement durable, efficace et maîtrisé. Reste désormais à traduire cette ambition en réalisations tangibles, capables d’améliorer durablement le cadre de vie des Burkinabè.
Amen K.
