Burkina Faso / Mobilité étudiante : Le gouvernement burkinabè met plus de 500 bus en circulation pour soulager les apprenants
Au Burkina Faso, chaque matin, ce fut longtemps un calvaire. Des milliers d’élèves et d’étudiants, réveillés bien avant l’aube, parcouraient plusieurs kilomètres à pied, parfois dans des conditions dangereuses, pour rejoindre leurs établissements. Retards répétés, fatigue accumulée, abandon scolaire : le manque de transports en commun pesait lourdement sur la réussite éducative.
Face à ce défi, le gouvernement a décidé de passer à la vitesse supérieure. La Société de transport en commun du Burkina (SOTRACO) a ainsi été dotée de plus de 500 nouveaux bus, répartis dans plusieurs villes du pays. Ces véhicules, modernes et de grande capacité, sont déjà en circulation, offrant une bouffée d’oxygène aux apprenants et à leurs familles.
À Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, l’amélioration est immédiatement perceptible. Les files d’attente aux arrêts se réduisent, les bus passent plus régulièrement, et surtout, les trajets deviennent plus sûrs et plus confortables. « Avant, je devais me lever à 4 heures du matin et marcher plus d’une heure pour arriver à l’université. Aujourd’hui, avec le nouveau bus SOTRACO, je suis à l’heure et j’arrive en forme pour suivre les cours », se réjouit un étudiant en droit.
Cette initiative s’inscrit dans une vision plus large de soutien au capital humain. Le gouvernement burkinabè comprend que l’accès à l’éducation ne se limite pas aux manuels et aux enseignants : il passe aussi par des infrastructures de mobilité efficaces. Les 500 bus ne sont d’ailleurs qu’une première étape. Des lignes supplémentaires sont à l’étude pour desservir les zones périphériques et rurales, où les difficultés de déplacement sont encore plus criantes.
Les parents d’élèves saluent également cette avancée. « C’est un véritable ouf de soulagement. Mes enfants peuvent désormais rentrer plus tôt et consacrer plus de temps aux devoirs », témoigne une mère de famille. En mettant les moyens pour faciliter le quotidien des apprenants, le gouvernement envoie un signal fort : l’éducation est une priorité nationale, et aucun élève ne devrait voir son avenir compromis par la distance. Une bouffée d’espoir pour toute une génération.
Amen K.
