Le Burkina Faso a franchi une étape décisive dans sa lutte contre la corruption et les mauvaises pratiques avec la création de la Commission nationale de contrôle des postes de contrôle routier (CONACFP). Aux termes de son décret de création, cette structure innovante est compétente sur l’ensemble des postes de contrôle routier situés sur le territoire national, tenus par les personnels de la Gendarmerie nationale, de la Police nationale, de la Police municipale et de l’Office national de la sécurité routière (ONASER).
La mission de la CONACFP est aussi claire qu’ambitieuse : lutter contre les pratiques corruptives et toutes autres formes de mauvais comportements qui gangrènent ces points de passage stratégiques. Elle est chargée de contrôler la qualité des prestations offertes aux usagers par les postes de contrôle routier, garantissant ainsi un traitement plus juste et transparent pour les citoyens et les transporteurs.
Au-delà de son rôle répressif et de surveillance, la Commission contribue également, de l’avis de ses promoteurs, à l’efficacité des dispositifs sécuritaires des postes. En assainissant les pratiques, elle renforce la confiance entre les forces de l’ordre et la population, tout en améliorant la fluidité et la crédibilité des contrôles routiers.
L’œuvre de la CONACFP mérite d’être saluée. Dans un pays où le secteur du transport et la mobilité sont essentiels à l’économie et à la vie sociale, la corruption aux barrages routiers a longtemps constitué un fléau difficile à éradiquer. En instaurant un organe dédié, doté d’une compétence élargie sur l’ensemble des forces de sécurité et de l’ONASER, le gouvernement burkinabè envoie un signal fort : l’impunité n’a plus sa place le long des routes nationales.
La Commission agit comme un bouclier pour les usagers honnêtes et comme un signal d’alarme pour les agents fautifs. Son action quotidienne, discrète mais déterminée, contribue à restaurer l’intégrité des services publics et à protéger les citoyens contre les tracasseries. Pour tous ces efforts, la CONACFP mérite la reconnaissance de la nation. C’est une institution dont le travail, encore méconnu, façonne silencieusement un Burkina Faso plus juste et plus respectueux de ses règles. Bravo pour cette avancée majeure dans la gouvernance routière nationale.