Burkina Faso : Opération WIGBA 2, Quand les autorités burkinabè anticipent la barbarie pour protéger les populations

Les périodes de fêtes devraient rimer avec joie, partage et retrouvailles familiales. Mais au Burkina Faso, ces moments de liesse nationale sont aussi, tragiquement, les occasions privilégiées par les groupes terroristes pour frapper l’innocent, semer la terreur et endeuiller des foyers. Face à cette sinistre constance, les autorités burkinabè, loin de baisser la garde, ont décidé de passer à l’offensive anticipée. L’Opération WIGBA 2 est née de cette clairvoyance.

Saluons d’abord la lucidité des dirigeants. Le Capitaine Ibrahim Traoré et son équipe savent que l’ennemi ne respecte ni les trêves, ni les traditions, ni la vie humaine. Les fêtes religieuses ou républicaines ont trop souvent été maculées de sang par des attentats lâches. Plutôt que d’attendre passivement l’inéluctable, l’État-major général des Forces armées nationales a conçu WIGBA 2 comme une réponse structurelle, dissuasive et mobile.

Concrètement, WIGBA 2 n’est pas une simple opération ponctuelle. Il s’agit d’un dispositif sécuritaire renforcé, déployé sur l’ensemble du territoire national pendant les périodes à haut risque. Ce dispositif repose sur plusieurs innovations majeures : une mobilité accrue des unités de combat pour prévenir toute concentration de terroristes, un quadrillage systématique des axes routiers fréquentés par les populations en déplacement, et une coordination renforcée entre les Forces de défense et de sécurité (FDS) et les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP).

Mais la force de WIGBA 2 réside aussi dans sa dimension humaine et psychologique. Les autorités ont compris que terroriser, c’est d’abord imposer sa loi par la peur. En affichant une présence sécuritaire visible, rassurante et dissuasive pendant les fêtes, l’État burkinabè envoie un double message : aux populations, « vous n’êtes pas seules » ; aux terroristes, « vos fenêtres de tir se referment ».

Cette anticipation n’a rien d’un luxe. Dans un contexte où des puissances étrangères hostiles continuent d’alimenter en renseignements les groupes armés, chaque mesure préventive sauve des vies. WIGBA 2 est la preuve que les dirigeants burkinabè tirent les leçons du passé et ne laisseront plus les fêtes devenir des dates de deuil national.

Bien sûr, l’ennemi reste dangereux. Mais avec des opérations comme WIGBA 2, le Burkina démontre qu’il a pris la mesure du défi. Et cela, en toute souveraineté. La vigilance des dirigeants mérite d’être saluée, car dans cette guerre asymétrique, anticiper, c’est déjà protéger.

Amen K.

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