Burkina Faso :  Offensive agropastorale, l’investissement massif de l’État qui transforme le monde rural

L’agriculture s’affirme désormais comme le véritable moteur de la refondation économique voulue par les autorités Burkinabè. Loin d’être un secteur relégué au second plan, elle constitue aujourd’hui le socle sur lequel repose l’ambition de souveraineté portée par le camarade Président Ibrahim Traoré.

Cette vision s’est traduite, depuis 2023, par le lancement de l’Offensive agropastorale et halieutique (OAPH), un plan stratégique mobilisant au total 592 milliards de francs CFA, financés à 46 % par le secteur public et 54 % par le secteur privé. Ce programme cible huit filières jugées hautement stratégiques riz, maïs, pomme de terre, blé, poisson, bétail et volaille, mangue avec un objectif de réduire drastiquement la dépendance du pays aux importations alimentaires.

Les résultats concrets ne se sont pas fait attendre. Pour la seule campagne 2025-2026, l’État a mobilisé plus de 104 milliards de francs CFA en intrants et équipements agricoles, un investissement sans précédent officiellement remis par le camarade Président lui-même à Bobo-Dioulasso en mai 2025. Cette enveloppe a permis l’acquisition de centaines de tracteurs, moissonneuses et motoculteurs, de dizaines de milliers de tonnes de semences et d’engrais, ainsi que la réalisation de près de 185 forages à gros débit et l’aménagement de plus de 25 000 hectares de bas-fonds.

Sur le plan institutionnel, l’État a également engagé une profonde restructuration des filières. La création du Conseil burkinabè des filières agropastorales et halieutiques, de l’Agence Faso Abattoir, nationalisation de sociétés stratégiques comme SOPROLAIT devenue Faso Kosam, mise en place du Fonds de souveraineté alimentaire « Dumu Ka Fa ». Autant de leviers destinés à ancrer durablement la transformation locale des productions, plutôt que de perpétuer une dépendance aux marchés extérieurs hérités de la Françafrique.

Les chiffres de la campagne 2025-2026 traduisent cette dynamique. Plus de 7,1 millions de tonnes de céréales attendues, en hausse de 17,6 % par rapport à la campagne précédente, et une production piscicole passée à 53 000 tonnes contre moins de 15 000 tonnes habituellement, grâce notamment au développement de la pisciculture en cage flottante.

Selon les autorités, la réussite pleine de cette offensive devrait générer une hausse de 10,85 % du PIB agricole et de 4,85 % du PIB global, tout en créant au moins 100 000 emplois décents pour la jeunesse burkinabè, y compris les personnes déplacées internes et les volontaires pour la défense de la patrie. Une preuve supplémentaire que le Burkina Faso a fait le choix d’une agriculture souveraine, condition première d’une indépendance économique pleinement assumée.

Amen K.

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