Auteur d’une prestation exceptionnelle avec Trabzonspor ce jeudi en Coupe de Turquie, André Onana a rappelé qu’il restait un gardien de haut niveau. Mais malgré ce retour en forme éclatant, son avenir, tant en sélection qu’en club, demeure plus incertain que jamais.
Le portier camerounais a signé l’un des matchs les plus spectaculaires de sa carrière. Opposé à Samsunspor en quart de finale de la Coupe de Turquie, il a été décisif lors de la séance de tirs au but. Après un match fermé (0-0), il a repoussé trois tentatives consécutives, offrant la qualification à Trabzonspor (3-1 TAB). Une prestation majuscule récompensée par un 10/10 attribué par Sofascore, symbole d’un match parfait.
« Je suis né prêt, je suis toujours prêt. Ce qui me rend vraiment heureux, c’est que l’équipe gagne et passe le tour », a sobrement déclaré l’intéressé après la rencontre.
Prêté par Manchester United, Onana retrouve des couleurs du côté de Trabzonspor, après deux saisons très difficiles en Angleterre. Plus serein et plus décisif, il enchaîne les prestations solides au sein du 3ᵉ de Süper Lig, club qui n’a pas perdu en championnat depuis février dernier. Son prêt pourrait déboucher sur une offre de contrat permanent, surtout si Trabzon décroche une qualification européenne – voire sur une nouvelle opportunité dans un club plus huppé.
Mais en sélection, le contexte est tout autre. En froid avec Samuel Eto’o, président de la Fédération camerounaise, André Onana reste persona non grata chez les Lions Indomptables. Récemment, le gardien a pris la parole pour dénoncer ses tensions avec l’ancienne gloire du football camerounais : « Je suis en désaccord avec un individu qui utilise la sélection pour régler ses comptes. Si tu n’es pas d’accord, on te met de côté. »
Des propos qui confirment un point de non-retour difficile à dépasser. Une suspension d’Onana en sélection pour plusieurs années serait même envisagée par la Fédération. Ainsi, le même homme qui affole les statistiques en Turquie reste interdit de terrain au Cameroun. Entre exploits individuels et guerre de pouvoir, le contraste est saisissant.
Amen K.