Bénin-AES : Le porte-parole salue une tournée sahélienne qui rétablit la confiance
Le porte-parole du gouvernement béninois, Wilfried Léandre Houngbédji, s’est félicité vendredi de la nouvelle dynamique de rapprochement entre le Bénin et les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). Il a estimé que la récente tournée sahélienne du président Romuald Wadagni marque le retour d’une confiance renouvelée et une volonté partagée de tourner la page des incompréhensions.
Le chef de l’État béninois s’est rendu successivement à Niamey puis à Ouagadougou, deux capitales sahéliennes. À chaque escale, l’accueil a été qualifié de « parfaitement réceptif » par M. Houngbédji, aussi bien auprès des dirigeants que des populations. « Le nouveau venu dans la classe des chefs d’État se fait le devoir d’aller voir ses aînés pour leur dire : « Je viens d’arriver, je suis votre nouveau compagnon, je souhaite qu’une nouvelle dynamique soit mise en œuvre » », a-t-il expliqué.
À Niamey, le président Wadagni et le général Abdourahamane Tiani ont signé un communiqué conjoint marquant leur volonté de relancer pleinement les relations bilatérales. Les deux parties se sont engagées à lever les obstacles à leur coopération, avec en ligne de mire la réouverture de la frontière commune. Celle-ci est restée fermée depuis la crise née du coup d’État de juillet 2023. À Ouagadougou, le capitaine Ibrahim Traoré a reçu son homologue béninois. Les deux hommes ont qualifié leur rencontre d’« étape décisive » pour la revitalisation des relations bilatérales. Les discussions ont porté sur des sujets structurants : sécurité, commerce, infrastructures et facilitation des échanges. Une attention particulière a été accordée au rôle stratégique du port de Cotonou pour l’économie burkinabè.
Le porte-parole a tenu à rappeler que le Bénin n’avait jamais rompu le dialogue avec ses voisins de l’AES. Selon lui, l’ancien président Patrice Talon avait déjà multiplié les initiatives en direction du Burkina Faso après le changement de régime à Ouagadougou. Par ailleurs, Cotonou avait soutenu la levée des sanctions de la Cédéao malgré des tensions persistantes.
Pour Wilfried Houngbédji, ces avancées illustrent une réalité régionale incontournable. « Les États peuvent avoir des divergences, mais ils comprennent qu’ils sont condamnés à vivre ensemble », a-t-il déclaré. Selon lui, cette dynamique ouvre la voie à un approfondissement du dialogue politique, de la coopération sécuritaire et des échanges économiques entre le Bénin et les pays de l’AES.
Amen K.
