Burkina Faso : 5,3 % de croissance, le Premier ministre dit « oui, mais il faut plus d’audace »

Le Premier ministre du Burkina Faso, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a récemment salué les performances économiques remarquables enregistrées par le pays au cours de l’année 2025. Dans un contexte régional et international marqué par de multiples défis sécuritaires et climatiques, le chef du gouvernement a tenu à souligner les progrès accomplis, tout en appelant à franchir une nouvelle étape fondée sur l’audace, la discipline, l’innovation et une forte culture du résultat.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Le taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) réel est passé de 4,8 % en 2024 à 5,3 % en 2025. Cette progression, bien que modeste en apparence, traduit une résilience économique certaine et des efforts soutenus en matière de production nationale, d’investissement et de maîtrise de la dépense publique. Elle place le Burkina Faso parmi les économies les plus dynamiques de la sous-région ouest-africaine, malgré un environnement sécuritaire toujours préoccupant.

Au-delà de la croissance, c’est l’efficacité de la mise en œuvre de la Politique nationale de développement qui a retenu l’attention. Le niveau global d’exécution de cette feuille de route stratégique est estimé à 85,5 % pour l’année 2025. Ce taux, jugé très satisfaisant par le Premier ministre, démontre la capacité des administrations et des opérateurs économiques à traduire les ambitions nationales en réalisations concrètes sur le terrain. Routes, infrastructures sociales, appui au secteur agricole et renforcement des services de base ont bénéficié de cette dynamique.

Toutefois, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo n’a pas caché sa volonté d’aller plus loin. Pour lui, ces résultats, aussi encourageants soient-ils, ne doivent pas susciter l’autosatisfaction. Il a insisté sur la nécessité de cultiver une « forte culture du résultat », où chaque action publique est mesurée à son impact réel sur les conditions de vie des Burkinabè. L’audace, a-t-il dit, est désormais le maître-mot pour oser des réformes structurelles longtemps repoussées. La discipline et l’innovation viendront compléter ce triptyque vertueux.

En saluant ces performances, le Premier ministre envoie un signal clair : le Burkina Faso a les atouts pour rebondir. Reste à transformer cette embellie en un développement inclusif et durable, capable de résister aux chocs et de profiter à toutes les composantes de la nation.

Amen K.

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