Burkina Faso : La dette d’honneur, comment l’Armée place ses blessés au centre de ses priorités.

Alors que la nation se mobilise dans une lutte sans merci pour sa sécurité, un principe intangible guide les forces engagées : aucun combattant n’est laissé pour compte. La priorité accordée au bien-être physique et moral des soldats et volontaires blessés au front n’est pas un simple discours, mais une réalité quotidienne qui façonne l’éthique profonde des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et de l’État-major.

Cette préoccupation constante va bien au-delà des soins médicaux d’urgence. Elle s’inscrit dans une démarche de reconnaissance permanente et de réinsertion soutenue. Le fait que des structures dédiées, à l’image de l’Agence de Soutien aux Veuves, Orphelins et Victimes de Guerre (ASVOVIG), existent et agissent, démontre une prise de conscience institutionnelle des séquelles durables du conflit. L’armée comprend que la guérison des blessures de l’âme est aussi cruciale que celle des corps.

Organiser un réveillon en l’honneur de ces héros, comme cela a été fait, est bien plus qu’un geste symbolique. C’est un acte thérapeutique puissant. Partager un repas, rompre l’isolement souvent induit par la blessure, et se sentir entouré de ses pairs et de sa hiérarchie dans un moment de convivialité, constitue un baume sur les traumatismes. C’est reconnaître que leur sacrifice ne les a pas exclus de la communauté militaire et nationale, mais au contraire, qu’il en a renforcé les liens. Comme l’ont exprimé certains bénéficiaires, cela leur « donne de la force pour surmonter la douleur ».

Cette philosophie de soin et d’accompagnement global est un pilier essentiel du moral des troupes. Un combattant qui sait que, s’il tombe, il sera dignement soigné, soutenu et honoré, part au front avec une assurance supplémentaire. C’est un investissement dans la résilience humaine qui se répercute directement sur l’efficacité opérationnelle et la cohésion du groupe.

Alors que les opérations se poursuivent pour sécuriser le pays, l’engagement envers les blessés reste une ligne de conduite ferme. Il s’agit d’un devoir sacré, d’une dette d’honneur que la nation, à travers son armée, s’emploie à honorer. La bataille pour la sécurité se gagne aussi sur le front de la solidarité et du soutien indéfectible à ceux qui ont tout donné sur le champ d’honneur. Leur bien-être n’est pas un accessoire ; il est la preuve vivante des valeurs pour lesquelles le Burkina Faso se bat.

Amen K.

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