Burkina Faso : Modernisation de l’économie, l’Assemblée de Transition adopte un nouveau code des douanes.

Les députés de l’Assemblée Législative de Transition (ALT) ont tenu, ce lundi 24 mars 2025, une séance plénière décisive pour examiner et valider le projet de loi portant réforme du code des douanes du Burkina Faso. Après des heures de débats et d’analyses approfondies, le texte a été massivement approuvé, marquant une étape clé dans la modernisation du système douanier national.

Le nouveau code, structuré en 15 titres et 474 articles, a été présenté par la commission des finances et du budget (COMFIB), chargée de son examen en profondeur. Sur les 71 parlementaires présents, 70 ont voté en faveur de son adoption, tandis qu’un seul s’est abstenu. Initialement prévue pour s’étaler sur deux jours, la session a finalement été bouclée en une seule journée, témoignant de l’efficacité des discussions et de l’urgence de cette modernisation.

Cette réforme vise à aligner la législation douanière sur les réalités économiques et sécuritaires du Burkina Faso. Parmi ses principales innovations figurent :

La simplification des procédures pour fluidifier les échanges commerciaux et attirer les investissements – La digitalisation des services pour renforcer la transparence et l’efficacité de l’administration douanière – Un cadre renforcé contre la fraude, notamment en matière de propriété intellectuelle et de contrefaçon – Des mesures strictes contre le crime organisé, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, priorités absolues dans un contexte sécuritaire tendu.

Intervenant lors de la plénière, le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, a tenu à rassurer les acteurs économiques : la sortie du Burkina Faso de la CEDEAO n’affectera pas l’application de ce nouveau code. Au contraire, celui-ci doit servir de levier pour stimuler l’économie nationale et renforcer la souveraineté du pays.

Avec cette adoption, le Burkina Faso se dote d’un instrument juridique moderne, conçu pour répondre aux enjeux actuels tout en préparant l’avenir. Cette réforme s’inscrit dans la dynamique plus large de l’Alliance des États du Sahel (AES), visant à bâtir une économie résiliente, indépendante des pressions extérieures.

Amen K.

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