Burkina Faso : Plus de 164 milliards FCFA de prêts et dons pour transformer l’agriculture
Le gouvernement burkinabè a adopté, jeudi en Conseil des ministres, deux ordonnances autorisant la ratification d’accords de prêts et de dons d’un montant global supérieur à 164 milliards de FCFA, entièrement dédiés au secteur agricole. Ces financements visent à soutenir la transformation agricole, renforcer la production vivrière et améliorer durablement la sécurité alimentaire du pays.
Le premier accord, signé le 15 mars 2026 entre le Burkina Faso et l’Association internationale de développement (IDA), concerne l’Opération d’appui à la transformation de l’agriculture (OATA-BF). D’un montant de 83,76 milliards de FCFA sur un coût total estimé à 104,4 milliards, ce projet quinquennal ambitionne d’accroître la productivité agricole, renforcer la résilience climatique et améliorer l’accès des producteurs au financement privé.
Parmi les réalisations prévues : l’aménagement de 3 900 hectares de périmètres irrigués et la réhabilitation de 1 800 hectares de bas-fonds via des travaux à haute intensité de main-d’œuvre (HIMO). Deux centres modernes de stockage de 400 000 tonnes chacun seront construits à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso. Le programme financera également 800 microprojets destinés aux producteurs, aux populations retournées dans les zones reconquises et aux anciens Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) en insertion socio-économique.
Le second texte porte sur des accords conclus le 11 mars 2026 avec le Fonds africain de développement (FAD) et la Banque africaine de développement (BAD) pour l’Opération d’urgence pour le renforcement de la production agricole (OURPA-BF). D’un montant de 60,04 milliards de FCFA, cette deuxième phase du projet PURPA-BF prévoit l’acquisition de 68 700 tonnes d’engrais, la constitution d’un stock de sécurité de 56 700 tonnes, et l’achat de plus de 10 000 tonnes de semences améliorées (riz, maïs, soja, mil, blé).
Quatre entrepôts de stockage de 15 000 tonnes chacun seront construits à Bobo-Dioulasso, Koudougou, Ziniaré et Koupéla, ainsi que cinq magasins supplémentaires et 30 camions pour le transport des intrants.
Selon le gouvernement, ces investissements devraient générer une production additionnelle estimée à 1,3 million de tonnes de maïs, 725 000 tonnes de riz et 71 000 tonnes de sorgho, consolidant ainsi la souveraineté alimentaire nationale.
Amen K.
