Coupe du Monde sous tension : Un groupe de hackers iraniens menace la compétition en visant les drones du FBI

La Coupe du Monde a officiellement débuté avec les victoires du Mexique et de la Corée du Sud, mais une ombre inquiétante plane déjà sur la grand-messe du football mondial. Alors que le conflit géopolitique entre les États-Unis et l’Iran atteint des sommets de tension, une nouvelle menace, cette fois d’origine cybernétique, vient troubler la fête.

Ce vendredi, le groupe de hackers Handala, connu pour ses liens avec l’Iran, a affirmé avoir réussi à pirater des drones appartenant au FBI. Dans un communiqué relayé par SITE, une organisation privée spécialisée dans la surveillance de l’activité en ligne, les hackers ont lancé un avertissement glaçant : « Mieux vaut renforcer la sécurité de votre Coupe du Monde, nous n’aimons vraiment pas certaines de ces équipes. N’oubliez pas : les FPV sont partout, vous ne savez jamais quand l’un d’eux pourrait se retrouver juste sur le car de votre équip ».

Pour rappel, le FBI utilise actuellement des drones dans le cadre du dispositif de sécurité et interdit formellement tout vol d’aéronef sans pilote au-dessus des stades américains accueillant des matches du Mondial. Une mesure de précaution qui, si les affirmations de Handala se révélaient exactes, serait déjà compromise. Les hackers revendiquent en effet avoir accédé à des drones pilotés en immersion (FPV), une technologie de plus en plus utilisée sur les champs de bataille comme en Ukraine.

Pour étayer leurs dires, Handala a publié des photos et des séquences vidéos prétendument capturées à partir des drones piratés. Toutefois, SITE a immédiatement contesté cette affirmation, laissant planer le doute sur la véracité des preuves avancées. Le ministère américain de la Justice avait déjà mis en garde contre un risque élevé de cyberattaques durant l’événement, sans toutefois évoquer une menace aussi spécifique.

Malgré les doutes légitimes sur l’authenticité de cette revendication, le climat reste extrêmement tendu. Le premier match de l’Iran, prévu mardi prochain à 3 heures (heure locale) à Los Angeles contre la Nouvelle-Zélande, se déroulera sous haute surveillance. Entre guerre informationnelle, cybersécurité et tensions diplomatiques, cette Coupe du Monde risque d’être aussi disputée hors des terrains que sur la pelouse.

Amen K.

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