Burkina-Faso: Gestion approximative du foncier et mauvaises pratiques dans les administrations publiques: bientôt la fin de la récréation

décrets

Le Burkina Faso entend mettre un terme au désordre ambiant dans le foncier depuis des décennies, mais aussi ré- aiguiser les armes contre les mauvaises pratiques dans les structures étatiques, telles la corruption et le détournement des ressources publiques.

Réuni en conseil des ministres ce mercredi 21 février 2024 sous la présidence du Chef de l’Etat, le gouvernement burkinabè a pris deux projets de décrets au titre de la Présidence du Faso, portant sur ces deux questions.

Le premier, est relatif à la création d’un organe  qui aura pour vocation de coordonner et accélérer tous les tous les processus en cours en termes de digitalisation de la gestion du foncier. Rattachée à la présidence et baptisée Autorité nationale de coordination du foncier (ANCF), les attributions et fonctionnement de cette institution ont aussi été définies au cours du conseil des ministres.

Selon les résultats d’une enquête en 2019 par le ministère de l’urbanisme, attribution d’une même parcelle à plusieurs personnes, attributions fictives de parcelles, attributions illégales de parcelles, détournements de parcelles au détriment des citoyens, sont autant de maux qui minent le secteur du foncier sur toute l’étendue du territoire au Burkina. Par ce présent décret, le gouvernement de la transition envisage prendre le taureau par les cornes afin d’assainir le  secteur.

Dans ses explications à l’issue de la réunion hebdomadaire, Jean Emmanuel Ouédraogo, ministre en charge de la communication et Porte-parole du gouvernement, a indiqué qu’il s’agit « d’une étape importante qui vise à créer les conditions d’une grande transparence dans ce secteur et surtout, à favoriser la gestion de l’apurement du passif foncier ».

Le deuxième décret est relatif aux conditions et modalités de dénonciation des faits de corruption et infractions assimilées, des mauvaises pratiques dans les administrations publiques ainsi que les récompenses y afférentes.

Prônant la bonne gouvernance dans toutes les structures étatiques, le Président Ibrahim Traoré, a couplé à la guerre anti-terrorisme, la lutte contre la corruption. L’adoption de ce projet de décret vient donner corps à sa volonté de combattre les mauvaises pratiques dans l’administration publique et également la corruption.

« Il s’agit véritablement de permettre à l’ensemble des citoyens qui sont victimes ou témoins de corruption ou de mauvaises pratiques dans l’administration publique de pouvoir exercer leur droit de dénonciation et surtout que ces actes de dénonciation puissent être également transmis au niveau de la Présidence du Faso », a insisté le ministre d’Etat, Jean Emmanuel Ouédraogo.  Des récompenses sont prévus pour ceux qui dénoncent si ces actes en question sont avérés, a-t-il souligné.

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