Burkina Faso : La transformation des produits locaux, symbole d’une industrialisation souveraine
Tomate, coton, noix de cajou, trois filières, une même ambition. Depuis 2024, le Burkina Faso multiplie les inaugurations d’usines de transformation, traduction concrète de la vision patriotique portée par le capitaine Ibrahim Traoré, pour qui « le développement endogène est une doctrine ». L’objectif est clair : réduire les exportations de matières premières brutes et bâtir une valeur ajoutée nationale, filière après filière.
Dans la tomate, deux unités emblématiques ont vu le jour à quelques semaines d’intervalle fin 2024. La Société burkinabè de tomates (SOBTO), à Bobo-Dioulasso, transforme 100 tonnes de tomates fraîches par jour et génère 180 emplois directs et jusqu’à 3 000 emplois indirects à pleine capacité. Financée à 80 % par l’actionnariat populaire, elle incarne le programme d’entrepreneuriat communautaire cher au chef de l’État, qui a personnellement invité les Burkinabè à souscrire des actions plutôt que de dépendre de l’aide extérieure. Seize jours plus tard, la Société Faso Tomates (SOFATO) de Yako ouvrait à son tour, avec une capacité similaire de 100 tonnes par jour.
Dans le coton, deuxième produit d’exportation du pays, l’usine de filature de Sourgou un complexe de 165 milliards de FCFA doit entrer en production en 2026, avec 4 000 à 5 000 emplois directs attendus. La filature FILSAH de Bobo-Dioulasso illustre déjà les retombées de cette stratégie, avec plus de 500 emplois directs et 100 000 acteurs soutenus indirectement.
La noix de cajou n’est pas en reste : l’usine BURKINA CAJOU, inaugurée en décembre 2025 à Bobo-Dioulasso pour près de 9,7 milliards de FCFA, affiche une capacité de 150 000 tonnes par an et projette de porter ses effectifs à 8 500 emplois.
Camarade Traoré a salué à chaque inauguration « une preuve concrète » que le pays peut se développer par lui-même, refusant le paradoxe du producteur exportant sa matière première pour réimporter des produits finis à prix d’or. Cette vision patriotique, portée par le Fonds burkinabè de développement économique et social et l’actionnariat populaire, dessine un Burkina Faso qui entend désormais transformer chez lui ce qu’il produit chez lui, tomate, coton, cajou, pour affirmer, filière par filière, sa souveraineté industrielle.
Assih T.
