Togo : Ingrid Awadé, une puissance tranquille au service de la nation
Dans l’administration togolaise, certains noms s’imposent par le bruit qu’ils font. D’autres s’imposent par le travail accompli, dans la discrétion et la constance. Ingrid Awadé appartient sans conteste à cette seconde catégorie. Directrice générale de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale, elle a su, au fil des années, construire une réputation qui force le respect, même chez ceux qui ne partagent pas toujours ses orientations.
N’en déplaise à ses détracteurs, Madame Awadé s’est forgée l’image d’une travailleuse infatigable, de celles qui ne comptent ni leurs heures, ni leurs efforts, quand il s’agit de faire avancer les dossiers dont elles ont la charge. Cette éthique de travail, exigeante envers elle-même avant de l’être envers les autres, explique en grande partie les résultats obtenus à la tête de la CNSS, une institution qui a su, sous sa direction, s’affirmer comme un acteur incontournable des grands chantiers sociaux du pays.
Aux yeux de nombreux Togolais, elle figure désormais parmi les femmes les plus influentes de l’administration publique. Une reconnaissance méritée, fruit d’un parcours bâti sur la compétence plutôt que sur les effets d’annonce. Mais cette ascension, aussi légitime soit-elle, ne s’est pas faite sans susciter des résistances. Occuper une position de pouvoir, quand on est une femme dans un environnement administratif encore largement dominé par les hommes, expose inévitablement à des critiques, parfois justifiées, souvent excessives, occasionnellement injustes.
C’est précisément cette capacité à avancer malgré les obstacles, à tenir le cap sans céder aux polémiques stériles, qui distingue les grandes gestionnaires des simples occupantes de postes. Ingrid Awadé n’a jamais cherché à plaire à tout le monde. Elle a cherché à être utile, à produire des résultats concrets, mesurables, au bénéfice des cotisants et, plus largement, de la population togolaise.
Le Togo a besoin de ces profils, rigoureux et déterminés, capables de résister à la pression sans perdre de vue l’essentiel : servir l’intérêt général. Le parcours de Madame Awadé mérite d’être salué, non comme une fin en soi, mais comme un exemple pour toutes celles et ceux qui aspirent à conjuguer excellence professionnelle et service public.
Amen K.
