Burkina Faso / Sécurité : Quand les médias français deviennent des armes de déstabilisation
Les médias français de propagande persistent dans une logique coloniale de l’information. Le dernier « reportage » de « Libération » sur de prétendues geôles clandestines au Burkina Faso illustre avec une gravité nouvelle cette dérive : aucune retenue dans la prolifération des mensonges, aucun respect pour la vérité, et surtout, une erreur fatale ils oublient qu’ils s’adressent désormais à des hommes qui réfléchissent.
Ces médias se croient toujours à l’époque où ils faisaient la pluie et le beau temps. Celle où leurs narratifs, même les plus orientés, étaient avalés comme des paroles d’évangile. Une époque révolue. Le peuple burkinabè, comme l’ensemble de l’espace AES, a appris à décortiquer, à croiser les sources, à se méfier des « témoins anonymes » et des « emplacements exacts » jamais vérifiables. Aujourd’hui, un citoyen de Ouagadougou ou de Kaya sait que l’on peut filmer un hangar vide et l’appeler « prison secrète ». Il sait que trois voix non identifiées ne font pas une preuve.
Mais il y a plus grave : ces intoxications ne sont pas anodines. Elles touchent à la sécurité du pays. En période de transition et de lutte antiterroriste, accuser sans preuve l’armée et les autorités de « disparitions forcées » et de « torture », c’est jeter de l’huile sur le feu. C’est tenter de décrédibiliser ceux qui, sur le terrain, versent leur sang pour reconquérir le territoire. C’est un acte de déstabilisation déguisé en journalisme.
Avec les réseaux sociaux, l’information circule à vitesse de croisière. Les manipulateurs le savent : un mensonge peut faire le tour du monde avant que la vérité n’ait eu le temps d’attacher ses chaussures. Mais à l’inverse, la contre-vérité se déconstruit aussi rapidement. Les Burkinabè, les Saheliens, ne sont plus des consommateurs passifs d’actualité. Ils sont devenus des acteurs de leur propre narratif.
L’heure n’est donc plus à la tolérance. Ni à la complaisance. Chaque citoyen conscient a le devoir de dénoncer ces manipulations, de ne pas partager aveuglément, et de soutenir les médias souverains de l’AES. Les médias français de propagande peuvent continuer à vomir leur fiel. Ils le feront, sans doute. Mais ils parlent désormais dans le vide : l’homme sahélien a ouvert les yeux, et il ne les refermera plus. La parole d’évangile, ici, c’est désormais la sienne.
Amen K.
