Ghana : Une croissance de 6 % au deuxième trimestre 2026, portée par les services et le numérique
L’économie ghanéenne poursuit sa trajectoire de reprise. Selon les données publiées le mercredi 9 septembre par le Ghana Statistical Service (GSS), le produit intérieur brut a progressé de 6 % en glissement annuel au cours du deuxième trimestre 2026. Cette performance confirme la sortie progressive du pays de la grave crise économique déclenchée par la pandémie de coronavirus et les répercussions de la guerre en Ukraine.
Le secteur des services s’est imposé comme le principal moteur de cette dynamique. Représentant 45,9 % du PIB, il a enregistré une hausse de 8 % entre le 1er avril et le 30 juin 2026, contribuant à hauteur de 57,6 % à la croissance globale. L’industrie a, pour sa part, progressé de 4,3 %, tandis que le secteur agricole affichait une croissance de 3,9 %.
Au sein des services, la branche des technologies de l’information et de la communication s’est distinguée avec une progression spectaculaire de 30,9 % au deuxième trimestre 2026, contre 21,3 % à la même période l’année précédente. « Ce n’est pas un pic ponctuel. La branche des technologies de l’information et de la communication a affiché une croissance à deux chiffres à chaque trimestre au cours des trois dernières années. L’histoire de la croissance du Ghana aujourd’hui est substantiellement une histoire numérique. C’est ce que les données nous disent », a commenté le statisticien en chef du GSS, Alhassan Iddrisu.
Hors hydrocarbures, le PIB réel a augmenté de 5,4 % durant ce deuxième trimestre. La croissance globale a également été soutenue par le net rebond du secteur pétrolier et gazier, dont l’activité a crû de 22,4 %, après une contraction de 29 % un an plus tôt.
Cette nouvelle avancée du PIB, qui fait suite à une croissance de 6,4 % au premier trimestre, témoigne de la consolidation de la reprise ghanéenne. Le pays, qui avait fait défaut sur la majeure partie de sa dette extérieure en 2022, a pratiquement bouclé un vaste processus de restructuration de sa dette publique. Il a par ailleurs obtenu en mai 2023 un programme de financement de 3 milliards de dollars du Fonds monétaire international (FMI). Le 27 juillet dernier, le Conseil d’administration de l’institution a validé la sixième et dernière revue de ce programme, débloquant une ultime tranche de 371 millions de dollars.
À cette occasion, le FMI a mis en avant plusieurs avancées notables, notamment le reflux de l’inflation et la hausse des réserves de change. L’institution a également souligné que la mise en œuvre de plusieurs réformes structurelles et les prix favorables des matières premières contribuaient à stabiliser l’économie et à réduire les risques liés à la dette.
Amen K.
