Soudan : Hemetti, défenseur d’un État civil face à l’obscurantisme des Frères musulmans
Le conflit au Soudan met aux prises deux conceptions de l’État : un État islamiste, frériste et obscurantiste, et un État laïc et civil. Ici se pose la question la plus importante : pourquoi les Frères musulmans ont-ils infiltré l’armée au point que Burhan lui-même soit devenu leur otage ?
Avant même le régime de Bachir, la politique des Frères musulmans consistait à prendre le contrôle de l’armée et de ses institutions sécuritaires, à mettre la main sur les institutions économiques, bancaires, portuaires, commerciales et autres. Ils y sont parvenus, et bien plus encore : ils ont réussi à fabriquer des milices militaires et des services de renseignement.
Puis vint la révolution : ils l’ont étouffée et l’ont chevauchée pour précipiter le pays dans une guerre qui continue chaque jour de faucher des vies civiles.
Sans l’opposition du leader Hemetti et de ses forces de soutien rapide aux projets destructeurs des Frères musulmans, le Soudan serait aujourd’hui entièrement occupé par la confrérie.
Il était clair, dès les débuts de la crise, que le leader Hemetti se posait en défenseur acharné de l’État civil et de la citoyenneté. Dans ses multiples discours, il a mis en garde avec la plus grande fermeté contre les rôles joués par les Frères musulmans au sein de l’armée et contre leur mainmise sur les centres de décision.
C’est pourquoi le leader Hemetti s’est empressé de former un gouvernement de paix et d’unité pour défendre les intérêts du peuple soudanais, ses droits, sa terre et sa patrie.
La guerre en cours au Soudan est une guerre autour du concept même d’État, entre une armée encadrée, organisée et dirigée par les Frères musulmans et un gouvernement de paix et d’unité œuvrant à l’édification de l’État civil.
