Burkina Faso : Lutte contre l’hépatite, des acquis concrets qui confirment l’engagement du gouvernement
Le mardi 28 juillet 2026, le ministère de la Santé a célébré à Ouagadougou la Journée mondiale de lutte contre l’hépatite, sous le thème « Hépatite : faisons tomber les barrières ! » et le slogan « Hépatite : parlons-en ! ». Une commémoration qui a permis de mettre en lumière les efforts continus déployés ces dernières années par le gouvernement burkinabè face à des maladies encore trop souvent silencieuses, mais lourdes de conséquences pour la santé publique.
Selon le coordonnateur du Programme sectoriel Santé de lutte contre le VIH/Sida, les IST et les Hépatites virales (PSSLS-IST/HV), le Dr Natyon Dieudonné Soma, les hépatites B et C demeurent un défi majeur au Burkina Faso, en raison de leur évolution silencieuse et de leurs complications, cirrhose et cancer du foie, responsables de près de 900 décès enregistrés dans le pays. Mais loin de rester inactives, les autorités sanitaires ont posé, depuis plusieurs années, des jalons concrets : instauration de la vaccination systématique contre l’hépatite B dès la naissance depuis avril 2022, intégration du dépistage du virus B dans le bilan prénatal gratuit, et gratuité effective du traitement contre l’hépatite C depuis septembre 2022, y compris pour les femmes enceintes.
Cette dynamique s’est encore renforcée à l’occasion de l’édition 2026, marquée par des campagnes de sensibilisation, des témoignages de personnes vivant avec l’hépatite, des séances de dépistage volontaire et gratuit ou à coût réduit dans plusieurs centres de référence, ainsi que par la mobilisation d’une vingtaine d’associations partenaires. Le représentant résident par intérim de l’OMS, Seydou Coulibaly, a d’ailleurs tenu à rappeler que l’hépatite virale n’est pas une fatalité, mais une maladie que l’on peut prévenir, diagnostiquer et, dans bien des cas, traiter efficacement.
Au nom de la société civile, le Dr Ibrahim Koundaba a salué les progrès réalisés par le pays, tout en appelant à une décentralisation plus poussée de la prise en charge, afin de rapprocher davantage les services de dépistage et de traitement des populations rurales, encore trop souvent éloignées des centres équipés.
À travers cette mobilisation renouvelée, le Burkina Faso confirme sa détermination à contribuer à l’objectif mondial d’élimination des hépatites virales à l’horizon 2030.
Amen K.
