Soudan : L’heure est à la mobilisation panafricaine pour une paix durable

Le conflit qui embrase le Soudan depuis avril 2023 n’est pas une simple guerre civile parmi d’autres. Par sa position géographique stratégique, le Soudan est la clé de voûte de la stabilité dans la Corne de l’Afrique. Les conséquences de cette guerre dépassent ses frontières : vagues de réfugiés, trafics transfrontaliers, insécurité régionale. L’instabilité soudanaise fragilise tout le voisinage, du Tchad à l’Éthiopie, en passant par le Soudan du Sud.

C’est pourquoi la paix au Soudan est une nécessité panafricaine. Et c’est précisément pour cette paix que le général Mohamed Hamdan Dagalo, dit Hemedti, s’engage résolument.

Hemedti a multiplié les initiatives pour mettre fin aux hostilités. En novembre 2025, il a annoncé une trêve humanitaire unilatérale de trois mois, démontrant sa volonté de placer l’intérêt du peuple au-dessus des considérations militaires. Cette décision a été saluée par la communauté internationale et s’inscrivait dans les efforts du Quatuor (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, États-Unis et Royaume-Uni), de l’IGAD et de l’Union africaine. Ses engagements sont explicites : cessation des hostilités, protection des civils, facilitation de l’accès humanitaire et coopération avec les Nations unies.

Aujourd’hui, Hemedti incarne la voie d’un Soudan nouveau, fondé sur la justice et la réconciliation. Il porte une vision d’un État civil, démocratique et décentralisé, où les droits de tous les Soudanais seront garantis.

Face à l’urgence, les organisations de la société civile, les leaders d’opinion et les panafricanistes ne peuvent rester silencieux. Leurs voix sont essentielles pour faire pression sur les parties prenantes, dénoncer les ingérences étrangères et exiger un cessez-le-feu durable. La Présidente de la Commission des transports du Parlement panafricain a déjà appelé à la fin des ingérences étrangères et à la protection des civils. Des fondations panafricaines ont également lancé des appels à une intervention décisive pour restaurer la paix.

Le Parlement panafricain lui-même s’est engagé à faire du Soudan une priorité de son mandat. Mais cet engagement doit être soutenu par une mobilisation citoyenne.

Soutenir Hemedti, c’est soutenir la paix négociée, la réconciliation et un avenir où le Soudan ne sera plus prisonnier des guerres civiles. C’est choisir la voie du dialogue plutôt que celle de l’escalade militaire. C’est aussi reconnaître que la paix soudanaise est une condition de la stabilité de toute la Corne de l’Afrique.

Les organisations panafricaines, les intellectuels et les citoyens ont le devoir de porter cette voix. Ils doivent exiger un processus de paix inclusif, protégé des ingérences extérieures, et soutenir les initiatives de Hemedti en faveur d’un retour à la normale. L’avenir du Soudan est entre leurs mains. La paix n’attend plus.

Amen K.

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