Libéria : Président Joseph Boakai ou la gouvernance de la rupture au service d’une nation réconciliée et prospère.

À la tête du Libéria depuis son investiture le 22 janvier 2024, le Président Joseph Nyuma Boakai s’est fixé un objectif ambitieux : transformer un pays longtemps fragilisé par des décennies de conflits et de mauvaise gouvernance en une nation stable, réconciliée et résolument tournée vers l’avenir. Après deux années consacrées à la remise en ordre des institutions et au rétablissement de la crédibilité internationale du pays, son administration aborde désormais une phase décisive : celle des résultats concrets pour les populations.

Porté par son programme ARREST, Agriculture, Routes, État de droit, Éducation, Assainissement et santé, Tourisme, le Chef de l’État a d’abord misé sur la restauration des fondamentaux économiques. Les résultats commencent à se matérialiser : une croissance de 5,1 % enregistrée en 2025, une inflation ramenée à 4 %, son plus bas niveau en vingt ans, contre 10 % au début de son mandat, ainsi que des exportations en hausse de plus de 31 %, portées à environ 2,1 milliards de dollars. Les réserves internationales du pays ont, elles aussi, progressé, passant de 475 à 576 millions de dollars.

Cette rupture ne se limite pas aux seuls indicateurs macroéconomiques. Le Président Boakai a également engagé un effort de modernisation et de transparence, avec la multiplication des transactions financières digitales et la mise en place de nouveaux outils institutionnels de lutte contre la corruption : Bureau du Médiateur, cellule de recouvrement d’avoirs, et processus en cours pour l’établissement d’une Cour spécialisée dans les crimes économiques et de guerre, un dossier hautement sensible dans un pays encore marqué par le souvenir de deux guerres civiles.

C’est précisément cette dimension de réconciliation nationale qui distingue la démarche de Joseph Boakai : redresser l’économie sans faire l’impasse sur les blessures du passé, en s’attaquant frontalement à la question de la justice transitionnelle et de la redevabilité des institutions. Une équation délicate, que le Chef de l’État entend résoudre par la méthode plutôt que par la précipitation.

Deux ans après son arrivée au pouvoir, le Libéria de Joseph Boakai n’a pas encore achevé sa mue, mais les fondations d’une gouvernance de rupture, faite de rigueur économique et de justice réconciliatrice, semblent aujourd’hui solidement posées.

Amen K.

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